28/04/2012

François Morel lit une lettre à son papa. Suberbe.

François Morel, célèbre chroniqueur à France Inter, nous offre un beau moment de radio : une lettre à son papa.

En ces temps de campagne, François Morel nous parle de son papa, ancien cheminot, plutôt à gauche et placardeur d'affiches subversif dans un village bas-normand conservateur, gaulliste et catholique. Un belle annonce des résultats du premier tour destiné à son père aujourd'hui parti au ciel, ciel auquel il avait pourtant peine à croire (in Dailymotion, www.rue89.com).




Papa par franceinter

18:28 Écrit par Thierry Apothéloz | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

25/04/2012

25 avril 1974, la Révolution au Portugal est lancée

Grândola, ville brune

Terre de fraternité

Seul le peuple ordonne

En ton sein, ô cité

En ton sein, ô cité

Seul le peuple ordonne

Terre de fraternité

Grândola, ville brune

À chaque coin un ami

Sur chaque visage, l’égalité

Grândola, ville brune

Terre de fraternité

Terre de fraternité

Grândola, ville brune

Sur chaque visage, l’égalité

Seul le peuple ordonne

A l’ombre d’un chêne vert

Dont je ne connaissais plus l'âge

J’ai juré d’avoir pour compagne

Grândola, ta volonté

Grândola, ta volonté

J’ai juré de l'avoir pour compagne

A l’ombre d’un chêne vert

Dont je ne connaissais plus l'âge

Zeca Afonso (1929-1987)

 

25 avril 1974, minuit 20. Le signal est lancé avec cette chanson. La Révolution des Œillets est en marche. Installée depuis 1933, la dictature de Salazare chute.

 

Cette révolution est menée par des militaires pour installer la démocratie : un gouvernement civil, la tenue d’élections. Aussitôt établi, le monde politique décide d’une politique des Trois D : « démocratiser, décoloniser, développer ». Le pays sortira de son isolement comme bien d’autres pays à cette époque : l’Espagne, la Grèce, …

 

Après une période de crise (1974-1976), le premier gouvernement constitutionnel est dirigé par un Socialiste, Mário Soares. La démocratie est définitivement constituée.

 

Je souhaite par ces lignes rendre hommage à celles et à ceux qui ont eu le courage de refuser l’exploitation de l’homme par l’homme et de se battre sans violence (la Révolution n’a fait « que » six morts parmi les militaires loyaux au régime) pour offrir une République démocratique et libre.

 

 

14:09 Écrit par Thierry Apothéloz | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

24 avril 2012 Journée noire pour Genève

Merck Serono supprime 1250 emplois à Genève, 500 licenciements secs et 750 propositions de replacement très compliqués pour les employé-e-s ayant une famille (Pekin, Boston ou Darmstadt), autant dire que le nombre de personnes au chômage après la fermeture risque d’être très élevé.

C’est un drame pour les employé-e-s et leur famille pour qui j’ai une pensée dans les épreuves difficiles qui vont venir, mais aussi pour Genève qui voit son tissu industriel se déliter. Ces licenciements auraient-ils être évités ? Je ne peux pas en être certain mais des éléments ne peuvent que nous choquer. Pendant que certain-e-s perdent leurs emplois, voient leur avenir s’assombrir, d’autres, les actionnaires de Merck Serono reçoivent des dividendes en augmentation de 20% pour un total de 272 millions d’euros. L’incompréhension est totale. Comment une société qui se dit en difficulté par manque de molécule prometteuse peut-elle choisir sciemment de récompenser ses actionnaires tout en se débarrassant de sa force vive, sa force d’innovation ?

Alors, en tant que Genevois, en tant que Socialiste, je ne peux que dénoncer ces licenciements. La droite a aussitôt pointé du doigt l’initiative socialiste qui vise à supprimer les allégements fiscaux pour les entreprises. Un peu vite sans doute : il se pourrait qu’au moment de l’achat de Serono, Merck ait bénéficié des fameux allégements fiscaux. Genève n’aurait-elle pas offert des avantages à une société qui, au lieu d’investir dans le travail et l’innovation, choisit de payer ses actionnaires ? De toute façon, devrions-nous accorder des allégements à des entreprises qui préfèrent le profit à court terme à l’investissement à long terme.

Genève a mal à son développement économique. Nous devons nous engager auprès des syndicats pour défendre l’emploi, pour obtenir des conditions de sortie décente si l’emploi ne peut être maintenu ; nous devons nous engager pour développer une économie locale créatrice d’emplois durables. Tout ceci ne sera pas aisé mais je suis engagé au Parti Socialiste pour y parvenir ; et cela commence dès le 17 juin avec l’élection d’Anne Emery-Torracinta, pour une Genève plus juste et plus solidaire. Sans privilèges.

Il demeure que pour bien des raisons ce 24 avril 2012 restera une journée bien noire pour Genève.

09:56 Écrit par Thierry Apothéloz | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook