11/10/2012

Hausse du chômage à Genève, à qui profite le crime ?

 

Comme l’a annoncé hier la Tribune, les statistiques genevoises du chômage ne disent pas toute la vérité ; le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse et ce n’est malheureusement pas une surprise.

 

Cet été, j’avais déjà dénoncé le transfert massif et croissant des chômeurs vers l’Hospice général (+ 30% en 2011[1]). Il apparaît désormais que le temps d’attente pour l’inscription au chômage auprès de l’Office cantonal de l’emploi (OCE) réduit également artificiellement les chiffres du chômage.

 

Alors, à qui profite le crime ?

 

Certainement pas à celles et ceux qui doivent patienter trois semaines en moyenne avant de percevoir leurs indemnités et pouvoir chercher activement un emploi (cf. le Courrier du 19 septembre 2012).

 

Pas davantage à celles et ceux qui sont poussés vers l’aide sociale se voyant privés des prestations supplémentaires du chômage et stigmatisés encore plus.

 

Non, cette baisse artificielle du chômage profite à celles et ceux qui défendent les derniers choix budgétaires et la politique d’emploi actuelle.

 

Ceci est intolérable, cela d’autant plus que derrière les chiffres se cachent toujours des situations humaines dramatiques.

 

Une nouvelle fois, j’invite avec conviction Madame Rochat à prendre des mesures urgentes, notamment par l’engagement de personnel supplémentaire afin de résorber le temps d’attente à l’OCE.

 

Alors même que les chiffres étaient connus depuis cet été, que prévoit le budget 2013 du canton pour faire face à la montée du chômage ? Rien. Une Conseillère d’Etat ne saurait se réfugier devant les conséquences des choix budgétaires de son parti. Il s’agit désormais d’assumer pleinement ses responsabilités devant les chômeuses et les chômeurs, devant tous les Genevoises et les Genevois qui souffrent de la conjoncture.

07:42 Écrit par Thierry Apothéloz dans Action sociale & emploi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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