27/11/2012

Communiqué de presse : le Conseiller administratif socialiste, Thierry APOTHELOZ, candidat à l’élection du Conseil d’État en 2013

C’est au cœur de la cité du Lignon, ce mardi 27 novembre, que Thierry Apothéloz a annoncé officiellement sa candidature à l’élection du Conseil d’Etat 2013.

La veille, Thierry Apothéloz a reçu le soutien unanime de la section du Parti socialiste de Vernier. Marilou Thorel, sa vice-présidente, a souligné les valeurs portées et défendues par le candidat : proximité, conviction, écoute, concertation.

Fort de l’expérience acquise au sein de l’exécutif de la Ville de Vernier, Thierry Apothéloz se présentera le 9 mars 2013 aux militantes et aux militants de son parti comme le candidat d’un parti uni et ambitieux, d’une gauche réaliste et audacieuse.

A 41 ans, travailleur social et juriste, Thierry Apothéloz a déjà derrière lui un long parcours militant et politique. Sur le plan cantonal, il a siégé au Grand Conseil en 2001. Deux ans plus tard en 2003, il est élu maire de Vernier, la deuxième commune du canton.

Thierry Apothéloz s’engage alors avec succès dans la lutte contre les inégalités sociales et dans l’amélioration de la qualité de vie des habitantes et des habitants de sa commune. Il fonde en 2005 les premiers Contrats de Quartier, forme nouvelle de démocratie participative. Il crée notamment un service de cohésion sociale destiné à la renforcer par des actions concrètes et novatrices dans les domaines des seniors, de l’emploi, de la jeunesse, des Contrats de Quartier et des correspondant-e-s de nuits (médiateurs nocturnes). En outre, il est en charge de la petite enfance, de la sécurité municipale et de l’environnement urbain.

Sur le plan cantonal, il siège en tant que vice-président de l’association des communes genevoises (ACG), de l’Hospice Général (HG) et de la fondation genevoise pour l’animation socioculturelle (FASe). Il préside l’Oeuvre Suisse d’entraide ouvrière (OSEO-GENEVE) et est membre du Conseil de PRO, entreprise sociale privée.

Enrichi de ces expériences, Thierry Apothéloz est déterminé à porter des solutions aux défis qui attendent le canton de Genève et sa région. Il entend mener une politique de proximité, de confiance, fondée sur des décisions de justice et de cohésion sociales, pour un mieux vivre ensemble. Pour cela, il a indiqué dans une brochure dix principes d’actions qu’il souhaite développer au gouvernement genevois.

Magistrat de dialogue, socialiste volontaire et dynamique, Thierry Apothéloz continuera à se battre pour une société plus solidaire et plus équitable :

« Ensemble Autrement »

Marilou THOREL, vice-présidente PS Vernier

Thierry APOTHELOZ, Conseiller administratif

13:41 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

16/11/2012

Un million de pauvres en Suisse

C’est le constat qu’a dressé récemment Caritas. Un habitant sur huit. La difficile et triste réalité des chiffres.

Mais aussi l’incompréhension : comment ce petit pays qui génère autant de richesses, peut-il laisser sur le carreau plus d’un dixième de sa population ? Comment accepter que dans la patrie du luxe, des banques et des milliardaires, on trouve des personnes qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts ? Comment peut-on comprendre d’un côté l’arrogance des privilégiés et les bonus confortables, et voir de l’autre grandir une classe sociale de moins en moins « moyenne » pour laquelle le quotidien devient de plus en plus difficile. Les explications sont multiples, les solutions également. Ce qui est toutefois nécessaire est une véritable volonté politique de combattre les inégalités qui gangrènent chaque un peu plus jour la cohésion sociale.

 

La fin de la « classe moyenne »

Il semble bien loin ce temps où les ménages de notre pays pouvaient vivre avec un seul salaire. Aujourd’hui, la majorité des adultes doivent travailler pour subvenir aux besoins élémentaires de leur famille. Et cela ne suffit pas toujours. Depuis les années 2000, la Suisse s’est découverte des « working poors » - des « travailleurs pauvres » - qui, malgré des emplois salariés, souvent à plein temps, n’arrivent simplement pas à faire face aux dépenses courantes du quotidien. La raison ? Le coût de la vie, bien entendu ! Vivre décemment en Suisse est devenu un luxe que de nombreuses personnes ne peuvent malheureusement plus se payer !

En cause tout d’abord la hausse effrénée des loyers, notamment dans les grands centres urbains. Cette dépense est devenue de loin la plus importante des ménages et il n’est plus rare de voir des familles payer des loyers équivalents à plus d’un tiers de leur budget mensuel. Les primes d’assurance maladie, bien sûr, grèvent de manière croissante les finances des familles. Avec deux enfants à charge, ce sont près de 1000 CHF qui partent chaque mois dans les primes. Et si par malheur des visites chez le médecin ou des interventions médicales sont nécessaires, la facture peut rapidement prendre l’ascenseur.

Ajoutez à cela les coûts des transports, les frais scolaires, les loisirs des enfants (lorsque cela est possible) ou le prix des denrées alimentaires, et vous constaterez qu’une fois toutes ces dépenses payées, il ne reste souvent pas beaucoup à la fin du mois pour s’acquitter des impôts, des frais de téléphone ou de la redevance télé…

La précarité concerne ainsi une fraction toujours plus importante de la population qui subit de plein fouet les mécanismes modernes de la pauvreté.

Les mécanismes de la pauvreté

 

La précarité résulte souvent de l’endettement qui intervient lorsqu’il n’est plus possible de faire face aux dépenses quotidiennes. Je ne parle pas ici de surconsommation effrénée ou d’achats compulsifs qui sont de véritables fléaux dans notre société moderne, mais bien des dépenses courantes : l’achat d’un ordinateur pour le fiston qui rentre au collège, d’une machine à laver pour remplacer celle qui a rendu l’âme ou d’un vélo pour aller au travail. Pire, il peut s’agir d’un emprunt pour payer ses factures de dentiste, ou simplement – je l’ai vu plusieurs fois – pour permettre aux enfants de partir en camp de ski avec leurs camarades.

Les mécanismes de l’endettement sont implacables. Parfois, on arrive à rembourser, parfois pas. Alors on prend sur la carte de crédit ou sur les acomptes provisionnels du mois, ou encore sur le loyer, pensant à tort que les créanciers seront compréhensifs. Et soudain les intérêts font gonfler la facture, les Impôts nous réclament les milliers de francs dus et la régie – conformément au droit applicable – nous signifie l’expulsion prochaine de l’appartement.

Aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri d’un coup du sort ou d’une dépense imprévue qui peut enclencher les mécanismes de l’endettement. Le problème est qu’une fois le processus enclenché, il est très difficile de se remettre à niveau, d’échapper à la spirale infernale de la précarisation.

 

Comment lutter ?

Si un Suisse sur huit est actuellement concerné par la précarité, ce chiffre était moitié moins important il y a 20 ans. Et demain ?

Les solutions existent et des mesures contre les inégalités sociales peuvent être prises rapidement : contrôle des loyers, caisse maladie unique, salaire minimum, politique de l’emploi volontariste, gratuité des soins dentaires, règlementation stricte des microcrédits. Voilà autant de mesures concrètes et réalistes qui pourront combattre la pauvreté dans notre pays.

Mais, faut-il encore avoir le courage de les proposer et de les appliquer. Il nous appartient, socialistes, de s’y atteler, car la pauvreté menace également la cohésion sociale même de notre société fertilisant au passage le terreau populiste.

 

Article paru dans le bulletin interne du PS Genevois - novembre 2012

19:54 Écrit par Thierry Apothéloz dans Action sociale & emploi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

08/11/2012

François, Sylvie et Philippe attaqués par les Libéraux et les Radicaux ou le coup du PLR contre les classes moyennes et les bas revenus

 

Février 2013…

 

 

 

François, jeune diplômé de l’Université, n’a pas trouvé d’emploi et est toujours en attente de pouvoir s’inscrire au chômage. En ouvrant son courrier, il découvre une mauvaise surprise : le montant de ses impôts s’élève désormais à CHF 365, bien plus que les CHF 25 de l’année passée. C’est particulièrement gênant pour François qui avait déjà des problèmes à payer son indispensable abonnement de bus.

 

 

Philippe a finalement pu s’inscrire au chômage non sans difficultés. Il a rendez-vous à l’Office cantonal de l’emploi pour faire le point avec sa conseillère qui l’a déjà bien aidé dans ses démarches. Malheureusement, il reçoit un téléphone : son rendez-vous est annulé, sa conseillère est partie précipitamment à la retraite pour bénéficier de son PLEND, et ne sera pas remplacée. Philippe va devoir encore patienter.

 

 

Sylvie a vendu sa voiture et épuisé le modeste montant qu’elle a pu en retirer. Elle bénéficie finalement de l’aide de l’Hospice général. Ce n’est pas grand-chose mais ça aide. Quelle mauvaise surprise elle a eu ce matin en voyant qu’elle devra payer 15 fois plus de taxes. C’est autant d’argent en moins à la fin du mois et cela condamne définitivement les deux heures de répétitoires qu’elle envisageait pour son aîné pour palier la diminution des appuis scolaires en raison du départ annoncé de nombreux enseignants.

 

 

Ces personnes que je connais, je vous les ai présentées dans un récent article qui illustrait la fracture sociale grandissante à Genève. Aujourd’hui, je m’insurge contre le budget 2013 proposé par le PLR qui ne fera qu’empirer la situation déjà difficile de ces personnes. La seule augmentation des revenus de l’Etat proposée, soit l’augmentation de la taxe de base des impôts de CHF 25 à CHF 365, revient à s’attaquer uniquement aux plus vulnérables qui n’entrent pas dans le barème des impôts. Occultant aussi que cette cynique n’apporterait qu’un goutte d’eau dans les revenus de l’Etat et qu’elle engendrait des dépenses supplémentaires pour les institutions sociales, le PLR fait sien le dicton d’Alphonse Allais : « il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres ».

 

 

En souhaitant ne remplacer qu’un départ sur deux de fonctionnaires à la retraite, l’attaque féroce du PLR s’étend également aux classes moyennes. La proposition entrainera moins d’enseignants, moins de conseillers en placement, moins d’infirmières, moins de professionnels pour assurer la protection des mineurs, en un mot moins de prestations pour celles et ceux qui en ont le plus besoin.

 

 

Rappelons-nous que le PLR au pouvoir pendant 26 de ces 30 dernières années est manifestement en grande partie responsable de la situation financière actuelle, au nom de François, Philippe et Sylvie et de toutes les futures victimes de M. Weiss et consorts, je vous invite à résolument combattre la proposition de budget des Libéraux-Radicaux. J’affirme aussi avec conviction que la promotion de finances publiques saines et le maintien d’un service public de qualité ne pourront être réalisés que par un effort de celles et ceux qui en ont vraiment les moyens, et non uniquement par la ponction des plus pauvres. C’est aussi cela la République !

 

10:05 Écrit par Thierry Apothéloz dans Action sociale & emploi, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

06/11/2012

François, Philippe et Sylvie : le visage de la fracture sociale derrière le masque des statistiques

Je connais bien François, un jeune diplômé de l’Université. Malgré ses recherches et ses stages, il ne parvient pas à trouver un emploi. Pour être soutenu dans ses recherches et aider ses parents à boucler les fins de mois, il souhaite s’inscrire au chômage. Malheureusement, 6 mois d’attente sont nécessaires pour obtenir les allocations du chômage, mais aussi l’aide à la recherche d’emploi. François n’entre pas dans les statistiques du chômage.

Mon voisin Philippe vient de perdre son emploi auprès d’une multinationale de la place. Il s’est décidé à aller pointer au chômage. Avec deux enfants à charge, il y a urgence à retrouver un travail ou du moins à bénéficier provisoirement d’allocations. Malheureusement, la queue est interminable à l’Office cantonal de l’emploi (OCE) et son dossier ne sera pas traité avant décembre. Un mois d’attente et de débrouille pendant lequel Philippe n’entre pas, lui non plus, dans les statistiques du chômage.

J’ai rencontré Sylvie qui n’a pas un parcours de vie facile. Malgré les formations suivies pendant sa période de chômage, elle n’a pas retrouvé de travail. Son droit aux prestations chômage épuisé, elle a frappé à la porte de l’Hospice général. Malheureusement, sa voiture nécessaire pour transporter ses enfants depuis Versoix lui fait dépasser le barème d’accès à l’aide sociale. Seule, sans aide, Sylvie n’entre ni dans les statistiques du chômage, ni dans celles de l’Hospice.

Ces situations illustrent la dégradation de la situation sociale à Genève où l’Etat, garant d’un filet social adapté, est attaqué. La nouvelle loi fédérale sur le chômage a étendu à 6 mois la période d’attente pour qu’un jeune puisse prétendre aux prestations, ce qui contraint aussi des familles peinant à finir les mois à en assumer les douloureuses conséquences.

Les réformes législatives successives ont accentué le drame de l’assistance publique. La nouvelle LIASI cantonale renvoie les chômeurs à l’Hospice qui a vu sa fréquentation augmenter de plus de 30% en 3 ans. Nombre d’usagers ne peuvent prétendre à l’aide avant d’avoir épuisé leur maigre pécule, souvent uniquement constitué d’une modeste voiture ou d’économies pour les études des enfants. Les autres doivent se contenter de ressources et d’un encadrement minimum qui ne leur laissent aucune chance de remonter la pente.

Les chiffres masquant la réalité, je ne peux me réjouir de la récente baisse du chômage. A la fin août, j’avais déjà résolument interpellé Mme Isabel Rochat pour que des mesures soient prises. A l’heure où son parti, le PLR, prépare des coupes massives dans le budget 2013 – et donc dans l’aide apportée à ceux qui en ont le plus besoin– je ne peux que réitérer cet appel : facilitez l’accès des jeunes aux mesures d’intégrations, agissez pour réduire l’attente à l’OCE et donnez des moyens supplémentaires à l’Hospice.

Finalement, reconnaissons aussi les oubliés des statistiques, car François, Philippe et Sylvie ont un visage : celui de la fracture sociale grandissante !

17:19 Écrit par Thierry Apothéloz dans Action sociale & emploi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook