27/01/2013

Un funambule aux Avanchets - inauguration du festival ANTIGEL

En présence d’un public nombreux et de magistrats communaux dont Karine Bruchez (Hermance), Sami Kanann (Ville de Genève), Serge Dal Busco (Bernex), Philippe Poget (Satigny), Rémy Pagani (Ville de Genève), François Lance (Lancy), Yvan Rochat (Vernier), Pierre Ronget (Vernier) et votre serviteur, l’inauguration du festival Antigel a offert le 26 janvier dernier un incroyable spectacle : un funambule, marchant sur un fil entre deux immeubles des Avanchets.

Le festival Antigel qui se déroule dans 19 communes présente l’exploit de Mathieu Hibon de la façon suivante :

Défier les tours de la cité des Avanchets. Entre ciel et terre, avec vue sur le Rhône et le Jura. A plus de 60 mètres du sol, le funambule français Mathieu Hibon offrira des vertiges assurés aux spectateurs d’Antigel sur son câble lumineux et sonore haut perché. Le Festival souhaite mobiliser et fédérer la population de Vernier et alentours autour d’une performance artistique. Ce cirque à ciel ouvert constituera aussi une manière poétique de poser un regard neuf sur les Avanchets. Des bâtiments futuristes, aux airs de science-fiction pour l’époque, sur lesquels on lève parfois à peine les yeux aujourd’hui. Grâce au numéro de funambulisme exceptionnel, cette sorte de vertigineux record, Antigel vous promet que vous ne considérerez plus jamais les Avanchets de la même façon.

13:02 Écrit par Thierry Apothéloz dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

20/01/2013

Salaires : le long chemin de l'égalité

Il est des combats politiques qui, parce qu’ils sont anciens, parce qu’ils sont connus, ne sont plus vraiment à la mode, alors même qu’il reste tant de chemin à parcourir. L’égalité est de ceux-là. Je le constate en découvrant les chiffres publiés récemment par le Bureau de la promotion de l’égalité en hommes et femmes (BPE). Aujourd’hui encore, à Genève, le salaire des femmes est inférieur de près de 600.- à celui des hommes. Certes, l’écart à Genève (7.9%) est moins important que dans le reste de la Suisse (18.4%), mais dans un canton comme le nôtre, cela demeure encore et toujours parfaitement inadmissible.

Aujourd’hui, en Suisse, après des décennies de luttes acharnées, on peut sans autre affirmer que les femmes et les hommes sont égaux et bénéficient des mêmes droits. Mais pas des mêmes opportunités, pas des mêmes considérations, pas des mêmes chances, pas des mêmes responsabilités. L’égalité de fait ne remplace pas l’égalité dans les faits. Le chemin est, malheureusement, encore long.

Partant, j’appelle à ce que le programme du parti socialiste genevois, en cours de rédaction citoyenne, prévoit des propositions claires et concrètes en ce sens.

17:14 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

08/01/2013

Aide sociale en Suisse : 31% des nouvelles demandes sont genevoises, et alors ?

Les statistiques de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) viennent de tomber. Et ils sont particulièrement alarmants pour notre canton ! En effet, si notre pays enregistre une augmentation de 5'100 personnes à l’aide sociale, 1'600 d’entre elles habitent Genève, soit près d’un tiers de l’augmentation nationale annuelle ! Ces chiffres font échos à l’augmentation de près de 40% des bénéficiaires de l’assistance publique en moins de quatre ans qu’a connu notre canton.

 

Paradoxalement, bénéficier de l’aide sociale, à Genève, n’a jamais été aussi difficile : restriction drastique des conditions d’accès, barèmes rigides, barrières administratives nombreuses et complexes. A Genève, on a l’art de combattre les pauvres plutôt que la pauvreté. Mais les chiffres sont là, implacables, qui nous démontrent une fois de plus que nous vivons dans un canton où la fracture sociale ne cesse de s’agrandir. Jour après jour, et visiblement de plus en plus vite.

 

A l’heure où les mesures d’économies dominent le débat cantonal sur le budget 2013, je n’ai jusqu’ici pas entendu la moindre volonté politique d’empoigner le débat de la paupérisation à bras le corps comme un enjeu fondamental pour notre canton. Pourtant les inégalités sociales se conjuguent de plus en plus aux inégalités territoriales. La seule politique de cohésion sociale en milieu urbain ne pourra à elle seule à apporter des réponses.

 

Une société qui exclut coûte au final toujours beaucoup plus cher à la collectivité qu’une société où chacune et chacun trouve sa place, dans la dignité. Encore faut-il en être conscient et le Conseil d'Etat doit réagir. Vite.

08:52 Écrit par Thierry Apothéloz | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook