18/03/2013

L'école des mamans : un formidable outil d'intégration

« J’aime savoir ce qu’on fait à l’école de mes enfants » Aminat, une maman

 

 

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Aujourd’hui, en ma qualité de Conseiller administratif, j’ai eu l’immense plaisir de partager le repas mensuel organisé par l’école des mamans. Il s’agit là, pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, d’une association montée au sein de l’école des Pâquis visant à offrir des cours de français aux mamans non-francophones du quartier.

L’école des mamans de Pâquis-centre a été précurseure dans l’offre de cours de français au sein même de l’établissement. Pour les mamans d’élèves, l’intérêt d’une telle structure est double. Outre l’apprentissage de la langue, c’est surtout l’occasion d’identifier l’école comme lieu d’instruction et de lien social. Mais le plus important peut-être réside dans le fait que, désormais, l’école n’est plus un lieu inconnu. Le lien école-famille est renforcé. Les mamans sont contentes de comprendre les « papiers » (comme elles le disent elles-mêmes) distribués par les enseignants.

Pour prévenir l’échec scolaire, plusieurs actions sont menées : sensibilisation à l’importance de la lecture, prêts de livres en français et/ou en langue maternelle, prêts de jeux éducatifs.


Pic Vestiaire.JPGDepuis le printemps 2012, un projet « troc vestiaire » a vu le jour sous l’impulsion d’une maman et de l’éducatrice sociale de l’école. Récoltant des vêtements, des jeux et des livres en bon état, le vestiaire fonctionne comme un troc et est géré par la mère d’une élève. Depuis, elle s’est vue naturellement confiée le rôle de médiatrice grâce aux liens de confiance tissés.

 

 

Je tiens à saluer ici l’engagement sans faille du comité formé de Gérard Sermet (président), Luc Giori (enseignant et vice-président), Pascale Poirier (éducatrice sociale et secrétaire), Marianne-Payot-Angéloz (trésorière), ainsi que d’autres membres (Nicolas Bindschedler, Jacqueline Capitaine et Joël Fuchs). Relevons également la formidable ouverture des directeurs successifs de l’établissement et des enseignantes et des enseignants de l’Ecole des Pâquis, qui ont soutenu ce projet depuis le début.

Ce type de projet est une réponse intelligente et utile au manque de liens qu’il peut parfois exister entre l’administration et les personnes migrantes. Par une approche douce, conviviale et accueillante, cette formidable association crée des liens forts entre l’école et les familles. Comment envisager meilleure méthode d’intégration ?

 

15:45 Écrit par Thierry Apothéloz dans Cohésion sociale, Ecole et formation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

C'est qui qui parlait des bisounours déjà ?

Écrit par : Pierre Jenni | 18/03/2013

Oh, il est gentil le monsieur! Et, il parle si bien de l'école qu'il faut:

« identifier comme lieu d’instruction et de lien social. Mais le plus important peut-être réside dans le fait que, désormais, l’école n’est plus un lieu inconnu ».

Les mamans sont contentes de comprendre les « papiers » et les lecteurs du blog de comprendre que vous avez commencé votre campagne pour le Conseil d'Etat.

Écrit par : Michèle Roullet | 18/03/2013

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