31/07/2013

Ma Suisse

Certains revendiquent à tous vents le monopole de la Suisse, de son image, de son caractère. Ils n’hésitent alors pas à se limiter à une image réductrice, mythique ou unique de la Suisse.

Je crois au contraire que la Suisse est multiple, non seulement dans ce qu’elle est, mais aussi dans les différentes visions que l’on peut avoir d’elle.

Ma Suisse, c’est celle de Heidi, une Suisse aux paysages idylliques. Mais c’est aussi celle de Philippe, paysan de montagne qui tous les jours produit du lait tout en entretenant le paysage.

Ma Suisse, c’est celle de Guillaume Tell, une Suisse à l’esprit indépendant et de résistants. Mais c’est aussi celle d’Amélie qui dénonce les pratiques salariales et de gestion du personnel injustes.

Ma Suisse, elle gagne sur le terrain avec son équipe de foot moins de 20 ans et avec Roger Federer. Ma Suisse, elle gagne aussi quand une grande partie de l’équipe est issue de l’immigration et parce que Roger Federer est ambassadeur d’une Suisse multilingue et multiculturelle.

Ma Suisse, elle perd quand au lieu de s’inspirer de sa tradition humaniste et d’ouverture, elle préfère le discours de rejet et de fermeture.

Ma Suisse, elle gagne quand elle démontre son savoir faire, sa haute technologie, en offrant des perspectives à toutes et tous. Ma Suisse, elle gagne quand Claudio décroche le poste pour lequel il a étudié et travaillé.

Ma Suisse, elle perd quand les inégalités ne cessent de se creuser. Ma Suisse, elle perd quand Maria, qui vit ici et fait des ménages depuis 25 ans,  voit se fermer toutes les portes devant elles en raison uniquement de son statut de sans-papier.

Ma Suisse, ce sont les trottoirs que j’arpente, les sentiers que je parcours. Ce sont surtout les gens qui m’entourent, que je croise et ceux que j’écoute pour ensemble construire un pays où il fait bon vivre.

Ma Suisse, elle est donc ouverte, multiple et se doit d’être attentive à chacune et chacun. Ma Suisse, elle appartient à celles et ceux qui participent à la construction du bien commun.

Au fond, ma Suisse, c’est la vôtre. 


Je vous souhaite une belle fête nationale. 

 

 

16:44 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

04/07/2013

Pétitions en ligne, le clic participatif pour faire avancer Genève

 

Banner_TA_2 Site PS sans PS 01.jpg

 

La démocratie directe est un outil remarquable pour donner un sens à l’expression populaire. Tous les jours, je côtoie mes concitoyen-ne-s sur un stand politique, dans le cadre de mes fonctions ou simplement au détour d’un café. J’entends et j’écoute leurs idées ou coups de gueule. J’ai mis en place à Vernier les Contrats de Quartier afin de donner corps à ces idées, qui sont désormais repris à Onex, Lancy, Carouge, Lausanne. Je suis également présent sur les réseaux sociaux où je peux échanger différemment.  Depuis 2003, sur mon impulsion, le Maire reçoit chaque premier samedi du mois les habitantes et les habitants sans rendez-vous. A chaque fois, la permanence est remplie.

Toutes ces possibilités ouvertes aux Genevois-es font la richesse de notre démocratie, mais la démocratie est une institution vivante qui doit s’étoffer notamment par les nouvelles technologies, c’est pourquoi je lance sur mon site internet des pétitions en ligne.

Le principe est simple et existe déjà ailleurs : dès aujourd’hui, les internautes pourront proposer sur mon site internet * des idées sous la forme de désir d’avenir pour Genève. A condition qu’elles soient d’intérêt public, pas injurieuses ou contraires aux principes de tolérance et de respect, ces idées seront mises en ligne. Ensuite, d’autres internautes n’auront qu’à inscrire leur nom afin de soutenir l’idée. Pour donner une vraie force à ces idées et ces soutiens, trois seuils sont fixés, à chaque seuil, une réaction de ma part : pour 100 signatures, je publie un article sur ce sujet soutenu dans la pétition pour offrir une réponse à cette préoccupation ; pour 200 signatures, en plus de l’article dans le blog, je m’engage à rencontrer la personne qui a déposé l’idée pour échanger sur le sujet ; pour 300 signatures, en plus de la rencontre et du blog, je m’engage à publier un article dans un journal local pour offrir une visibilité supplémentaire au sujet soutenu.

Ma vision de la politique et de la démocratie est fondamentalement participative. Elle est participative car, par ce biais, il est possible que tout le monde participe au développement des idées et des solutions aux problèmes auxquels fait face Genève aujourd’hui. Mes actions ont démontré mon attachement à cette vision,  cet outil fait partie de cette volonté de débattre, d’échanger avec mes concitoyen-ne-s. Mais, parce que mon engagement envers les Genevois-es va au-delà de ces élections, je m’engage à ce que, si je suis élu, le département dont j’aurai la charge mette en place un système de pétitions en ligne. C’est aussi ça de faire de la politique Ensemble Autrement.

 

* http://www.thierryapotheloz.ch/

12:30 Écrit par Thierry Apothéloz dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook