17/08/2013

Aubagne met l'art contemporain à la portée de toutes et de tous

Bien sûr, la gratuité des transports publics instaurée par le maire communiste d’Aubagne vaut à elle seule le déplacement. Mais c’est plutôt la curiosité artistique qui m’a poussé, il y a quelques jours, à me rendre dans cette petite ville des Bouches du Rhône.

C’est en effet là que se tenait le « Centre Pompidou Mobile » : le plus grand musée d’art contemporain d’Europe, sous l’impulsion de son président, a mis en œuvre depuis 2011 un projet d’exposition itinérante, qui va à la rencontre des habitant-e-s dans plusieurs villes de province. Aubagne était la sixième et dernière étape de ce périple, faute de moyens financiers pour poursuivre.

Le principe est simple, mais toujours efficace : donner à la population l’occasion de pouvoir contempler des œuvres d’art contemporain originales. L’entrée y est évidemment gratuite afin de permettre à tout un chacun de pouvoir admirer des artistes prestigieux (Kandinski, Léger, Seuphor). L’art contemporain s’invite, en toute simplicité, loin des cercles élitistes parisiens, au cœur de la population et des quartiers populaires.

Le concept donne des idées. Et si Genève accueillait une exposition de ce type ? Ou mieux encore : si elle mettait en avant son propre patrimoine culturel contemporain, en lien avec les communes genevoises, sous forme également d’exposition itinérante ?

Celui ou celle qui, dans le prochain Conseil d’Etat, héritera du domaine de la culture, devrait selon moi réfléchir sérieusement à ce genre d’initiative. Une belle occasion de promouvoir l’art de notre canton.

08:41 Écrit par Thierry Apothéloz dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook

Commentaires

Tiens, moi qui m'attendais au pire, je suis sous le charme. Bien vu !
S'il est un domaine auquel nous ne devrions jamais renoncer, c'est bien la culture. Par ce bais, les citoyens développent leur esprit critique, ils forment leur avis et leur caractère et deviennent des électeurs éclairés.
Merci pour cette contribution.

Écrit par : Pierre Jenni | 17/08/2013

Cher Monsieur,
Un peu hors sujet, mais je compte sur vous pour relayer...:=)) Alors, attiré par le thème de la Fête Nationale sur votre commune, je me suis rendu en famille sur la place du Lignon.
Quelle n'a pas été notre déception! Le folklore suisse est rempli de musiques très joyeuses, pourtant la fanfare nous a interprété des musiques d'un grand ennui...
Les cors des Alpes, dont la vue participe à la beauté du concert, étaient cachés!!!! sur la scène. Quel manque de respect pour les artistes et pour les spectateurs.
Si les lanceurs de drapeaux étaient très performants, la youtse qui a suivi était à pleurer! Franchement, le yodle est une des musiques les plus joyeuses que je connaisse, assez loin des morceaux moroses (et mal interprétés) de jodleuses amateurs genevoises. N'aviez vous pas de professionnelles?

Bref, nous avons été bien déçus, nous qui nous faisions une joie de partager la culture suisse avec nos petits enfants.

Cet invité d'honneur qu'était la Suisse a été traité "au rabais" et offrait une bien piètre image de notre culture!...alors qu'il y a de fort belles choses à présenter!

Écrit par : vieuxschnock | 19/08/2013

@ "vieuxschnock":

Votre commentaire - effectivement un peu hors sujet - est cependant intéressant.

N'étant pas en charge de l'organisation du 1er août cette année, je transmettrai votre remarque à mon collègue du Conseil administratif Pierre Ronget.

Bien à vous

Écrit par : Thierry Apothéloz | 22/08/2013

C'est troujours mieux ailleurs, le forum-meyrin a accueilli il y a quelques mois un camion de ce type pour présenter l'art contemporain aux enfants, donc rien de neuf en France; en fait de découverte de l'art c'est une entreprise de formatage au service du marché de l'art avec les artistes "têtes de gondole" et c'est totalement sponsorisé par de grandes sociétés qui ont besoin de redorer leur image. Dites-nous: où peut-on voir les artistes romands? allez-voir dans les institutions d'art contemporain genevoises: désespérment vides et tristes, pourquoi? car elles s'intéressent au marché, pas à l'art, pas au public. seule la droite dure soutient ces institutions.

Écrit par : primera | 24/08/2013

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