02/08/2014

Discours du 1er août 2014 à Vernier : c'est ensemble que nous sommes plus forts

Madame la présidente du Conseil municipal, chère Christina,

Messieurs les Conseillers administratifs, chers Collègues,

Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,

Chères habitantes, chers habitants, d’ici et d’ailleurs.

 

Bienvenue à Vernier. Je suis très heureux de vous accueillir ici pour la célébration de notre fête nationale.

 

Une fête que le Conseil administratif de Vernier a voulu populaire, accessible et appartenant à toutes et à tous, rassemblés autour de ce qui nous relie aujourd’hui comme demain : la Suisse.

 

A mon sens, le 1er août est plus qu’une fête.

 

C’est le jour où nous célébrons, ensemble, l’amour de notre pays. Pour nous remémorer la promesse d’entraide et de confiance que trois petites vallées alémaniques se sont faites il y a 723 ans dont les libres citoyens se sont promis de s’assister mutuellement de toutes leurs forces et envers quiconque tenterait de leur faire violence.

 

Nous célébrons aussi et surtout la Suisse de 1848, fondée par une nouvelle constitution fédérale, qui fera de la Suisse un pays moderne, ouvert aux droits fondamentaux. Indispensable pour que notre Société se vive avec respect et dignité.

 

Cette Suisse, notre Suisse, a bien changé, année après année. Elle continue de le faire. La Suisse est un pays à part. On l’envie, on la jalouse, on la critique, on la condamne, on l’admire et la plupart du temps on l’aime. Elle ne laisse personne indifférent, et pour cause. Ce petit pays, au cœur de l’Europe, est un pays unique  à bien des égards, par son fédéralisme, son respect des différences culturelles et linguistiques et sa démocratie directe.

 

A bien des égards, Vernier également est unique. Plus que jamais, nous portons bien, notre devise d’une « ville pas commune ».

 

D’un petit village il y a de cela moins de cent ans, Vernier est aujourd’hui devenue, à l’échelle de notre pays, une grande ville, une belle ville, qui fait face avec courage et détermination, aux défis de son temps : de nouveaux quartiers inclusifs, une économie locale juste et engagée, une cohésion sociale forte pour ne laisser personne sur le bord du chemin, la lutte contre les injustices qui frappent les plus fragiles d’entre nous. A ce propos, un écrivain disait : « Que ce monde soit absurdre, c’est l’affaire des philosophes et des humanistes. Mais qu’il soit injuste, c’est notre affaire à tous ».

 

Vernier aussi, aujourd’hui, on la jalouse, on l’envie et on l’admire. Petit à petit, notre ville pas commune gagne sa place dans la cour des grands. Vernier, on la voit aujourd’hui de moins en moins comme une banlieue triste, faite de barres d’immeubles, de larges routes et de citernes, comme c’était le cas lorsque j’étais enfant aux Avanchets.

 

Par son dynamisme, notre ville est devenue un exemple pour beaucoup d’autres. Cela fait aujourd’hui ma fierté. Cela fait certainement la vôtre également.

 

Aujourd’hui, Vernier est devenue un laboratoire des bonnes pratiques, de bonnes idées, en matière d’action sociale, de culture, d’aménagement, mais surtout composé de volonté, d’ambition et de persévérance.  

 

Le regard des autres sur notre ville a changé, parce que Vernier a changé.

 

Des Contrats de Quartiers, des Correspondants de Nuit, des finances maîtrisées, une politique de l’emploi en partenariat direct avec les entreprises, un plan de mobilité audacieux et efficace, un doublement des places de crèches, une sécurité de proximité renforcée, des grands projets comme le quartier de l’Etang, le futur centre sportif près d’ici ou encore le centre culturel de Châtelaine sont autant de réalisations et de projets qui nous animent.

 

Ces projets témoignent de la volonté de Vernier de prendre le train en marche de l’ambition et d’affronter le 21ème siècle sous les meilleurs auspices, en mettant toutes les chances de son côté pour se doter d’infrastructures et de projets qui améliorent concrètement, au quotidien, la qualité de vie de ses habitantes et de ses habitants.

 

Vernier n’est pas forcément riche. Mais j’aime à dire que nous, les verniolanes et verniolans, nous avons dans nos cœurs la richesse que nous n’avons pas forcément ailleurs. Car si notre ville avance aussi vite, affronte avec vigueur et enthousiasme les défis de son temps, c’est aussi parce que nous pouvons compter sur l’engagement et la motivation de toutes et de tous.

 

C’est peu dire que, à Vernier, la solidarité, la vie associative, l’engagement pour les autres, ont toujours eu un fort ancrage historique. En ceci, notre ville est une belle illustration du serment de 1291 : s’aider les uns les autres, participer activement et souvent avec passion, à la vie de la communauté, s’engager pour améliorer le vivre-ensemble sont autant de valeurs qui font partie de l’histoire et de la tradition de Vernier.

 

Cette tradition, nous voulons la faire vivre et la faire prospérer, en encourageant, chaque fois que cela est possible, la population à donner son avis, à décider avec nous, à prendre elle-même des décisions.

 

La triste actualité à travers le monde ces dernières semaines nous montre à quel point la démocratie, la participation, le respect, l’écoute, l’inclusion de toutes les minorités sont des valeurs que nous devons chérir et pour lesquelles nous devons continuer de nous battre ensemble. Quand nous touchons à un de ces principes, quand les extrêmes nous éloignent du bon sens, de la volonté de trouver un compromis, c’est toute une société qui peut être fragilisée, détruite dans le pire des cas.

 

C’est un peu dans ce sens que j’ai souhaité que la célébration de notre 1er août, notre fête nationale, se déroule aujourd’hui sous le signe de « la proximité ».

 

La proximité de l’agriculture, tout d’abord, qui fait partie intégrante de l’histoire de notre pays, et dont nous pouvons aujourd’hui savourer la richesse du terroir. Pensons au fait que sans les paysans, les cultivateurs, les éleveurs, nous serions incapables de nous nourrir. La souveraineté alimentaire, même difficile à atteindre, doit rester un de nos objectifs.

 

Et cela n’est pas parce que Vernier n’est pas spécialement réputée pour être une terre agricole, qu’il faut pour autant oublier que l’agriculture a été – et est encore – l’un des moteurs qui a permis à la Suisse de traverser les siècles et de connaître aujourd’hui la prospérité qui est la sienne. En ce sens, je vous invite à découvrir la richesse de notre patrimoine agricole, genevois et suisse, dont j’ai voulu qu’il soit l’emblème de la proximité qui nous rassemble aujourd’hui.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’inviter Madame Patricia LÄSER, paysanne à Presinge. Elle prendra la parole tout à l’heure pour vous transmettre sa double vision : de femme et de paysanne dans notre canton.

 

Cette proximité, au-delà du slogan, je la veux aussi entre l’administration et les habitantes et habitants de Vernier. Nous développons sans cesse, depuis plusieurs années, le principe d’une administration qui soit à l’écoute et au service de la population.

 

Pour exemple, il y a l’idée d’ouvrir les principaux bureaux de l’administration le samedi matin, ou bien plus tard le soir, afin de permettre à celles et ceux qui travaillent la journée, d’avoir accès aux services et aux prestations de notre ville.

 

La proximité de l’administration, c’est aussi ce projet novateur et presque révolutionnaire que nous avons mis en œuvre dans le quartier des Libellules, et qui a permis aux habitants eux-mêmes de décider à quoi devrait ressembler leur quartier demain.

 

Ce projet, comme vous l’avez peut-être su, a été jugé particulièrement digne d’intérêt dans les plus sphère de notre pays, ce qui nous a valu récemment la visite exceptionnelle de la Conseillère fédérale Simonetta SOMMARUGA dans le quartier des Libellules. Une belle reconnaissance pour Vernier !

 

Cette proximité, enfin, j’espère que vous la constaterez également au niveau du politique. Je ne crois pas me tromper en affirmant que tant le Conseil municipal que le Conseil administratif, sont et resteront à l’écoute de la population.

 

Loin de effets de manche, des réprimandes stériles ou des agitations de certains, votre Conseil administratif, comme les trois Suisses qui ont prêté serment il y a plus de 720 ans, continueront à se battre pour faire de Vernier une ville d’ambition, une ville forte, où il fait bon vivre et où chacune et chacun a sa place.

 

Ce ne sont pas les défis qui manquent, mais nous entendons bien, continuer longtemps, à les relever ensemble, comme nous le faisons depuis maintenant plus de trois ans.

 

Mesdames et Messieurs, ma conviction est acquise :

 

C’est ensemble que nous sommes plus forts.

 

Vernier est plus forte lorsque nous travaillons ensemble plutôt que divisés.

 

Vernier est plus forte lorsque nous cherchons à nous entendre, à nous respecter, plutôt qu’à nous fâcher.

 

Vernier est plus forte lorsque ses habitantes et ses habitants participent et construisent, ensemble, plutôt que de se plaindre et se lamenter.

 

Je suis convaincu que, comme les trois Suisses, nous devons regarder toutes et tous ensemble, dans la même direction pour préparer le futur. Avec sérénité. Avec enthousiasme. Avec ardeur.

 

Vernier a l’ambition de relever les défis de l’avenir. Avec vous. Avec nous.

 

Je souhaiterai conclure mon intervention en adressant mes sincères et chaleureux remerciements à toutes les personnes et aux services communaux qui ont contribué à la réussite de cette fête populaire :

 

  • le service de la culture et des bibliothèques,
  • l’artiste Mika qui a illustré notre Mairie pour l’occasion,
  • l’ensemble des services du centre d’entretien,
  • le service de la cohésion sociale,
  • le service de la police municipale,
  • les sapeurs-pompiers de Vernier,
  • le service école et locations,
  • les bénévoles et les associations communales
  • les artistes et les invités.

 

Je vous propose de les applaudir !

 

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une très belle fête du 1er août.

 

Vive Vernier !

Vive Genève !

Vive la Suisse !

 

 

 

 

18:23 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

Bonjour,

J'ai quitté Vernier en 1970 et malgré toutes ces années passées au loin (!), je continue à être de ... Vernier !

J'y ai des magnifiques souvenirs entre autres ceux des promotions et de la Vogue, de l'Echo de Vernier avec Claude Goy.

Je continue tant bien que mal à suivre l'actualité de cette grande commune dont le dernier membre de la famille - ma mère - l'a quittée en 2010.

Avec mes meilleurs messages

Écrit par : MA | 03/08/2014

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