02/09/2015

Aide sociale et santé: des mesures pour éviter le cercle vicieux SVP!

Le communiqué de l’Initiative des villes pour la politique sociale montre que les personnes à l’aide sociale présentent des problèmes de santé inquiétants. 63% de celles et ceux qui bénéficient de l’assistance publique depuis plus de trois ans souffrent de maladies diverses, qui rendent leur réinsertion dans le marché du travail d’autant plus difficile. 

Ce phénomène est connu depuis longtemps dans le travail social comme la «zone grise». Cette situation est celle de personnes qui ne sont pas considérés comme suffisamment malades pour bénéficier d’une rente AI et qui souffrent en même temps de ne pas pouvoir réintégrer un marché du travail toujours plus concurrentiel.

Les mesures mises en œuvre pour lutter contre ce fléau sont pratiquement inexistantes.

A Genève, selon le rapport d'activité de l'Hospice général, le nombre de personnes à l’aide sociale a augmenté de 62% depuis 2009. Ce chiffre effrayant montre l’absence de vision à long terme de la politique genevoise en matière d’insertion professionnelle et de lutte contre l’exclusion. La durée de l’éloignement du marché du travail est la première cause d’exclusion, bien avant la formation suivie, l’expérience ou les compétences. L’étude de l’Initiative des villes suisses montre d’ailleurs que la durée de la dépendance à l’aide sociale a tendance à s’allonger. Un comble!

Il est désormais urgent de passer à l’action. J’attends de la part de notre gouvernement des mesures en faveur de la réinsertion rapide des bénéficiaires de l’assistance publique et une politique préventive. Depuis le programme de législature en 2013, peu de choses ont été faites si ce n’est de réduire les montants de l’aide sociale.

Seule une politique d’inclusion dynamique et innovante permettra de soutenir réellement les Genevoises et les Genevois qui vivent ce type de situation difficiles. Voir leur nombre gonfler d’année en année doit nous pousser à une action redoublée, et en tout cas pas au désistement.


 

20:49 Écrit par Thierry Apothéloz dans Cohésion sociale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

21/08/2015

De l’aide sociale à la naturalisation : le Conseil fédéral s’attaque une nouvelle fois aux plus pauvres

Le Conseil fédéral a mis en consultation le 19 août dernier une ordonnance sur la nationalité, dont l’une des fâcheuses caractéristiques est d’empêcher les personnes à l’aide sociale – ou bien qui l’ont été par le passé – de demander leur naturalisation.

L’art. 7 al. 3 de ce projet d’ordonnance est particulièrement clair : « Quiconque perçoit une aide sociale dans les trois années précédant le dépôt de sa demande ou pendant sa procédure de naturalisation ne remplit pas les exigences relatives à la participation à la vie économique ou à l’acquisition d’une formation ».

« Pour le Conseil fédéral, être à l’aide sociale, c’est être un mauvais Suisse »

Cette proposition est honteuse. Une fois encore, le Conseil fédéral s’attaque aux personnes les plus pauvres, alors qu’il devrait plutôt s’attaquer à la pauvreté. Il exclut au lieu de combattre. Le Canton de Genève qui sera consulté doit clairement refuser cette ordonnance.

Le raisonnement est pernicieux : être à l’aide sociale signifie être un mauvais candidat à la Suissitude. C’est être un fainéant, mal intégré. C’est être un poids pour la société, indigne de rejoindre la communauté des citoyens responsables. 

Le Conseil fédéral ne lésine sur aucune attaque de notre système social (chômage, retraites, assurance-maladie, …), le voilà qui s’en prend aux plus fragiles d’entre nous. Prenons l’exemple du chômage, la démonstration est aisée. La dernière révision fédérale sur le chômage réduit le nombre d’indemnités à la fin desquelles elle renvoie les bénéficiaires à l’aide sociale. Et voilà le piège qui se referme.

A Genève, le nombre de personnes à l’aide sociale a presque doublé en dix ans. Est-ce à dire que ces gens sont des fainéants, des bons à rien, incapables de travailler, ou bien qui n’en ont tout simplement pas envie ? Ou bien est-ce que les conditions de vie sont devenues à ce point difficile que de plus en plus de monde est laissé au bord du chemin ? La réponse me semble évidente.

Et, dans une prochaine étape, le Conseil fédéral va-t-il prévoir de déchoir la nationalité helvétique aux Suisses qui bénéficient de l’aide sociale ?

13:48 Écrit par Thierry Apothéloz dans Cohésion sociale, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

20/07/2015

Fête nationale du 1er août à Vernier : la musique à l’honneur !



La Ville de Vernier invite la population à célébrer la fête nationale et venir découvrir de nombreuses animations récréatives et culinaires.

Rendez-vous dès 18h30 sur la place du Lignon avec au programme :
18h30 Fanfare municipale de Vernier
19h00 Yodel par le Club Echo du Val de Ruz
19h25 Cors des Alpes
19h50 Sonneurs de cloches des Hauts de Lavaux
20h15 Cérémonie officielle
20h50 Yodel par le Club Echo du Val de Ruz
21h15 Sonneurs de cloches des Hauts de Lavaux
21h30 Cortège aux lampions
21h30 Concert Folklo Rock par l’Echo des Ordons
22h00 Feu d’artifice, feu de joie
22h30 Bal avec l’orchestre « Trio Imagine ».

Pensez à décorer vos fenêtres et balcons !

Nombreux stands de restauration et buvette tenus en majorité par les sociétés communales.
Vente de l’insigne du 1er Août.

Distribution gratuite de la soupe et vente du bol souvenir réalisé par Nadège Tagmann, céramiste régionale. Le bol est gratuit pour les habitants de Vernier en âge AVS et un transport gratuit sera organisé. Renseignements et inscription obligatoire auprès du service de la cohésion sociale : 022 306 06 70 — seniors@vernier.ch

Lieu
Venez faire la fête à pied ou en bus !
Place du Lignon > Bus 7, 23, 9 & 51 — arrêt Cité-Lignon

Affiche Fête du 1er Août 2015

08:32 Écrit par Thierry Apothéloz dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Alerte canicule : un plan d’action exceptionnel est activé à Vernier !

Depuis ce mercredi, la ville de Vernier renforce sa mobilisation pour répondre aux risques accrus liés la deuxième vague caniculaire qui sévit depuis hier à Genève.

Pour la deuxième fois dans le mois, l’alerte rouge canicule a été déclenchée par le médecin cantonal. A Vernier, le plan d’action canicule a été renforcé.  En effet, outre les téléphones et les visites à domicile, le Conseil administratif a mis en place des mesures exceptionnelles comme l’ouverture d’une salle climatisée au Lignon 7 jours sur 7 de 10 heures à 20 heures.

Cette salle accueille toutes les personnes qui souffrent de la chaleur et souhaitent passer un moment au frais. La Protection civile et les Samaritains y assurent un accueil avec l’appui des collaborateurs-trices de la commune. Des jeux de société sont également mis à disposition.

Les autorités rappellent que ces conditions météorologiques particulières peuvent avoir des conséquences sérieuses sur la santé des personnes les plus vulnérables. En effet, la température ambiante est très élevée et représente un réel danger pour la vie des personnes fragilisées.

Afin d’éviter des catastrophes liées à la déshydratation, les autorités ont mis en place une ligne téléphonique d’urgence dédiée à la canicule : 022.306.07.47 et invitent la population à être solidaire en contactant la commune pour indiquer la présence d’un voisin-e-s âgé-e-s ou malades vivant de manière isolée.

 

Ligne téléphonique d’urgence

T. 022 306 07 47

Du lundi au samedi de 7h à 20h

En cas d’urgence, veuillez contacter le 144

 

Salle d’accueil climatisée

Restaurant scolaire du Lignon

Place du Lignon 22

Ouvert tous les jours de 10h à 20h

Transport possible pour les personnes à mobilité réduite

 


 

 

00:17 Écrit par Thierry Apothéloz dans Action sociale & emploi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

24/06/2015

Ceux qui attaquent la LDTR attaquent les locataires

Les genevois ont dit oui à la modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitations (LDTR), permettant ainsi la conversion de bureaux en logements, sans contrôle des loyers. Soit. L’argument était pernicieux pour la population – dont seule une infime minorité pourra profiter de cet assouplissement législatif : si on construit plus de logements pour les nantis, ceux-ci libéreront les logements (déjà très chers) qu’ils occupent actuellement, au profit de la classe moyenne. Le raisonnement ne résiste évidemment pas à la logique, mais il est aujourd’hui trop tard pour le contester. Les urnes ont rendu leur verdict.

Car imaginer que quelques centaines de logements inabordables vont permettre d’assouplir un peu le marché tient d’une malhonnêteté intellectuelle crasse. Le peuple est dans un tel état de désespoir qu’il se laisse berner par les sirènes des promoteurs immobiliers – les seuls vainqueurs du 14 juin – et qui vont pouvoir recaser les bureaux qu’ils n’arrivent plus à louer en luxueux appartements à destination des plus fortunés. Certains s’en frottent les mains. Avec, en plus, la bénédiction du peuple.

On le voit au parlement : la droite élargie avance en rangs serrés et parle d’une même voix : diminuer la protection des locataires, affaiblir la LDTR. Non pas pour construire du logement, là encore ne soyons pas dupe. La pression sur les locataires est telle qu’on arrive, coup de buttoir après coup de buttoir, à leur faire avaler n’importe quelle mesure. Le message est connu : aidez ceux qui profitent de la crise, et vous en récolterez peut-être quelques miettes. Triste logique.

Le prochain chapitre de cette tromperie s’intitule « le retour des congés-vente ». Il prend la forme d’un insidieux projet de loi (PL 11408) dénommé « plus de liberté pour les locataires » http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11408.pdf. Inutile de dire le danger que représente ce projet, qui vise à permettre aux propriétaires de choisir leurs futurs locataires en fonction de leur capacité et de leur détermination à acquérir leur futur logement – à prix d’or, cela s’entend ! Là également, l’attaque vise les locataires, au profit de ceux qui réaliseront, par ces opérations immobilières, de généreux bénéfices.

Les locataires se sont laissés duper une fois. Sous couvert d’accession à la propriété, j’espère qu’ils sauront refuser d’être fragilisés encore plus, sur un marché tendu du logement qui, rappelons-le, leur fait payer le prix fort. Au profit de quelques-uns.

11:48 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook