20/07/2015

Alerte canicule : un plan d’action exceptionnel est activé à Vernier !

Depuis ce mercredi, la ville de Vernier renforce sa mobilisation pour répondre aux risques accrus liés la deuxième vague caniculaire qui sévit depuis hier à Genève.

Pour la deuxième fois dans le mois, l’alerte rouge canicule a été déclenchée par le médecin cantonal. A Vernier, le plan d’action canicule a été renforcé.  En effet, outre les téléphones et les visites à domicile, le Conseil administratif a mis en place des mesures exceptionnelles comme l’ouverture d’une salle climatisée au Lignon 7 jours sur 7 de 10 heures à 20 heures.

Cette salle accueille toutes les personnes qui souffrent de la chaleur et souhaitent passer un moment au frais. La Protection civile et les Samaritains y assurent un accueil avec l’appui des collaborateurs-trices de la commune. Des jeux de société sont également mis à disposition.

Les autorités rappellent que ces conditions météorologiques particulières peuvent avoir des conséquences sérieuses sur la santé des personnes les plus vulnérables. En effet, la température ambiante est très élevée et représente un réel danger pour la vie des personnes fragilisées.

Afin d’éviter des catastrophes liées à la déshydratation, les autorités ont mis en place une ligne téléphonique d’urgence dédiée à la canicule : 022.306.07.47 et invitent la population à être solidaire en contactant la commune pour indiquer la présence d’un voisin-e-s âgé-e-s ou malades vivant de manière isolée.

 

Ligne téléphonique d’urgence

T. 022 306 07 47

Du lundi au samedi de 7h à 20h

En cas d’urgence, veuillez contacter le 144

 

Salle d’accueil climatisée

Restaurant scolaire du Lignon

Place du Lignon 22

Ouvert tous les jours de 10h à 20h

Transport possible pour les personnes à mobilité réduite

 


 

 

00:17 Écrit par Thierry Apothéloz dans Action sociale & emploi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

24/06/2015

Ceux qui attaquent la LDTR attaquent les locataires

Les genevois ont dit oui à la modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitations (LDTR), permettant ainsi la conversion de bureaux en logements, sans contrôle des loyers. Soit. L’argument était pernicieux pour la population – dont seule une infime minorité pourra profiter de cet assouplissement législatif : si on construit plus de logements pour les nantis, ceux-ci libéreront les logements (déjà très chers) qu’ils occupent actuellement, au profit de la classe moyenne. Le raisonnement ne résiste évidemment pas à la logique, mais il est aujourd’hui trop tard pour le contester. Les urnes ont rendu leur verdict.

Car imaginer que quelques centaines de logements inabordables vont permettre d’assouplir un peu le marché tient d’une malhonnêteté intellectuelle crasse. Le peuple est dans un tel état de désespoir qu’il se laisse berner par les sirènes des promoteurs immobiliers – les seuls vainqueurs du 14 juin – et qui vont pouvoir recaser les bureaux qu’ils n’arrivent plus à louer en luxueux appartements à destination des plus fortunés. Certains s’en frottent les mains. Avec, en plus, la bénédiction du peuple.

On le voit au parlement : la droite élargie avance en rangs serrés et parle d’une même voix : diminuer la protection des locataires, affaiblir la LDTR. Non pas pour construire du logement, là encore ne soyons pas dupe. La pression sur les locataires est telle qu’on arrive, coup de buttoir après coup de buttoir, à leur faire avaler n’importe quelle mesure. Le message est connu : aidez ceux qui profitent de la crise, et vous en récolterez peut-être quelques miettes. Triste logique.

Le prochain chapitre de cette tromperie s’intitule « le retour des congés-vente ». Il prend la forme d’un insidieux projet de loi (PL 11408) dénommé « plus de liberté pour les locataires » http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11408.pdf. Inutile de dire le danger que représente ce projet, qui vise à permettre aux propriétaires de choisir leurs futurs locataires en fonction de leur capacité et de leur détermination à acquérir leur futur logement – à prix d’or, cela s’entend ! Là également, l’attaque vise les locataires, au profit de ceux qui réaliseront, par ces opérations immobilières, de généreux bénéfices.

Les locataires se sont laissés duper une fois. Sous couvert d’accession à la propriété, j’espère qu’ils sauront refuser d’être fragilisés encore plus, sur un marché tendu du logement qui, rappelons-le, leur fait payer le prix fort. Au profit de quelques-uns.

11:48 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

21/06/2015

40 ans de l'école allemande de Genève, une longue histoire de volonté commune

Messieurs les Conseillers administratifs, chers Collègues,

Monsieur l’Ambassadeur, Excellence,

Madame la députée fédérale d’Allemagne,

Madame la directrice, Mesdames et Messieurs les représentants de la direction,

Mesdames et Messieurs les enseignants, chers Parents, chers Elèves,

 

Quel plaisir d’être aujourd’hui parmi vous pour célébrer ensemble le 40ème anniversaire de l’école allemande, ici, à Vernier.

Comme vous le savez peut-être, les rapports entre nous, Romands, et la magnifique langue de Goethe se limitent souvent à des années d’efforts pour ne savoir au final que dire quelques phrases… phrases que la gent masculine, appelée sous les drapeaux à l’orée de leurs 20 ans, tentent désespérément de "baragouiner" avec nos voisins d’Outre-Sarine lorsqu’ils font leur service militaire…

Et pourtant…

Que de regrets pour moi aujourd’hui de n’être finalement pas en mesure de prononcer ce discours auf Deutsch, de parler cette langue magnifique, pleine de finesse et de saveur qu’est l’allemand. Combien je regrette de n’avoir pas plus étudié Stefan Zwieg, Thomas Mann ou Friedrich Dürenmatt, ces auteurs qu’il faut savoir lire dans leur version originale pour saisir pleinement tant la beauté de leur texte que la force de leur langage. J’ai depuis relu Zweig, Mann et Dürenmatt, en français, mais il me manquera toujours quelque chose à la compréhension de leurs œuvres.

Il n’est pas présomptueux de reconnaître aujourd’hui que non seulement dans la littérature, mais aussi dans les sciences, les arts et la philosophie, la culture germanique joue un rôle central dans la pensée européenne. Pour une ville comme Vernier, qui réunit justement en son sein une population multiculturelle et bigarrée, une institution telle que l’école allemande trouve dès lors pleinement sa place. Et c’est peu dire que nous sommes évidemment très fiers que notre ville pas commune participe au maintien et à la pérennité de l’enseignement culturel allemand en Suisse romande.

Vernier et l’école allemande de Genève, c’est une longue histoire d’amour sans histoire, qui se poursuit depuis longtemps, dans une parfaite collaboration et des projets communs ambitieux. Au premier rang desquels je citerai naturellement le pavillon de l’enfance, fruit d’une volonté parfaitement orchestrée entre l’école allemande et Vernier, qui ont su travailler en harmonie pour bâtir ce lieu pour qu’il profite aux deux partenaires. Croyez-moi, une telle synergie et une telle envie de travailler ensemble, de concert, avec intelligence et pragmatisme, est quelque chose de suffisamment rare pour que je me permette de le souligner ici.

L’école allemande de Genève fait aujourd’hui entièrement partie de notre communauté. J’irai même plus loin en disant qu’elle fait même partie intégrante de notre patrimoine et de notre identité. Certains d’entre vous le savent : Goethe lui-même a séjourné quelques jours dans la maison Naville, qui est aujourd’hui notre Mairie. La légende raconte même qu’il s’y est beaucoup plu. C’est dire si, il y a de cela quelques années, l’histoire culturelle allemande et celle de Vernier s’étaient déjà rencontrées.

Nos destins sont aujourd’hui intimement liés, et j’ose espérer qu’ils le seront encore longtemps.

Je ne saurais dire combien l’école allemande aime Vernier, mais croyez bien que la réciproque est vraie, et que nous sommes, nous, Autorités, très attachés à sa présence sur notre territoire. Avoir en son sein une telle institution est un témoignage du dynamisme de notre ville, qui souffre parfois d’une image tronquée à l’extérieur, mais qui peut s’enorgueillir au quotidien d’abriter une institution aussi prestigieuse que l’école allemande.

En ce jour d’anniversaire, que souhaiter d’autre si ce n’est que la Deutsche Schule Genf et la ville de Vernier continuent encore longtemps de marcher vers l’avenir, main dans la main, en continuant de cultiver l’amitié qu’elles ont su lier durant toutes ces années.

 

Bon anniversaire.

Vive l’école allemande

Et vive Vernier !

19:27 Écrit par Thierry Apothéloz dans Ecole et formation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

23/04/2015

25 avril 2015, fêtons ensemble les 10 ans du Contrat de Quartier de Vernier

25 avril : Vernier célèbre les 10 ans de ses « Contrats de Quartier »

Le 25 avril prochain, Vernier aura le plaisir de célébrer les 10 ans de l’instauration des « Contrats de Quartier ».

Cette grande journée, qui alternera présentations des habitant-e-s, conférences, débats, animations de toutes sortes, se déroulera à la salle des fêtes des Avanchets (17 rue François-Durafour), de 9h à 16h.

J’invite ici la population verniolane et genevoise à venir découvrir le magnifique bilan de ces formidable structures de démocratie participative que sont les Contrats de Quartier.

En 10 ans, ce sont plus de 170 projets d’utilité publique qui ont vu le jour, portés par et pour les habitant-e-s de Vernier.

Patinoire synthétique, fêtes multiculturelles, marchés de Noël, Beach-Volley estival, installation de bancs pour les seniors, Epicerie de proximité, etc. la diversité des projets est à l’image de la diversité de notre commune !

Les Contrats de Quartier sont un outil efficace de cohésion sociale, qui donne la parole aux citoyennes et aux citoyens et permet de produire du concret, rapidement et efficacement.

Ces dix dernières années ont permis de changer durablement le visage de Vernier. Des projets éphémères sont devenus pérennes, des solidarités nouvelles se sont créées, de nouvelles associations se sont nées, tout cela dans le but commun de servir au mieux l’intérêt public, favoriser le vivre-ensemble et renforcer la cohésion sociale.

Car sans les habitant-e-s, sans ces « expert-e-s du quotidien » qui les font vivre jour après jour, les Contrats de Quartier de Vernier ne font aucun sens. C’est à leur engagement et à leur détermination qu’est dédiée la journée du 25 avril 2015, qui célèbre la première décennie d’existence des Contrats de Quartier.

Qu’ils puissent encore témoigner pendant longtemps du formidable dynamisme des habitant-e-s de Vernier.

Longue vie aux Contrats de Quartier !

Thierry Apothéloz

16:14 Écrit par Thierry Apothéloz dans Cohésion sociale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

11/03/2015

Vernier, un Conseil administratif qui rassemble

La politique verniolane est ainsi faite qu'il est de bon ton aujourd'hui de dire que le Conseil municipal est bloqué par des luttes partisanes que rien n'y avance. Pourtant cela est faux.

Pendant la législature qui s’achève le Conseil municipal de Vernier, constitué de 5 groupes et de deux indépendants, a beaucoup travaillé et a été saisi de plus de 160 délibérations émanant du Conseil administratif. La plupart abordent des sujets qui engagent  l'avenir de la commune et la qualité de vie de la population.

 

Un Conseil administratif responsable tel que nous le concevons doit, même s'il dispose d'une majorité, être capable de dialoguer avec tous les groupes du Conseil municipal pour faire en sorte que les projets d'importance remportent l'adhésion la plus large possible au sein du délibératif. Ici, nulle économie de débat, il faut convaincre, expliquer, décortiquer, mettre en évidence l'intérêt général du projet. C'est une exigence éthique à l'égard des élus, c'est une attitude salutaire vis-à-vis du rôle de contrôle que le Conseil municipal a à l'égard du Conseil administratif.

 

Cette politique de rassemblement nous l’avons pratiquée pendant cette législature et comptons la poursuivre pour la suite.

 

En dehors des budgets de fonctionnement qui ont tous été adoptés à de larges majorités, trois votes parmi d'autres sont exemplaires de la "méthode Apothéloz-Rochat-Ronget":

 

1. 2012. La réfection de la route du Bois-des-Frères, du rond-point et de l'Avenue du Lignon. Montant total, 12.5 millions. C'est le plus gros budget présenté ces dix dernières années. Les enjeux portent sur la mobilité, l'évolution de notre paysage urbain et la gestion des eaux.

Ce n'est donc pas un sujet qui se traite à la légère. Ainsi, après plusieurs heures de débat, d'écoute, de transmissions d'informations détaillées, le Conseil municipal vote le crédit, 4 groupes sur 5 adhèrent au projet (PS, Verts, PLR, MCG), seul l'UDC s'abstient.

 

2. 2013-2014. Petite enfance, les places manquent malgré la création ces dernières années de plusieurs crèches : Lignon, Libellules et Vernier village ainsi que la mise en place d'une structure associative pour les accueillantes familiales à la journée. Le Conseil administratif crée et anticipe. Trois demandes de crédit sont déposées devant le Conseil municipal.

En matière de petit enfance, les débats peuvent souvent être délicats à mener, ouvrir de nouvelles crèches implique d'engager du personnel et donc d'augmenter la masse salariale dans le budget de la commune, autant de sujets qui peuvent diviser. Mais là également, la conviction du Conseil administratif, son unité et la solidité des dossiers emportent à chaque fois l'unanimité des votes.

 

3. 2014. Culture. Souvent décrite comme le parent pauvre du budget, la culture verniolane a connu un coup d'accélérateur depuis 2012, de 8 spectacles annuels nous sommes passés à une centaine. Pour offrir au public et aux artistes des conditions optimums, le Conseil administratif a donc proposé au Conseil municipal la création d'un centre culturel et salle de spectacle à Châtelaine et en même temps une fondation qui aurait pour tâche de porter puis de gérer le projet. Là encore la conviction, les explications détaillées et une vision claire des enjeux de la culture à Vernier ont créé l'adhésion du Conseil municipal autour du projet du Conseil administratif. Au vote, 4 partis (PS, Verts, PLR et UDC) soutiennent le crédit d'étude contre un seul qui s'abstient. Quant à la création de la fondation, la FODAC, elle est unanimement plébiscitée par les conseillers municipaux.

 

Avec le délibératif, un exécutif ne décide pas, il propose, consulte, informe et applique. C'est notre méthode, celle que nous mettons en œuvre avec le Conseil municipal mais également avec la population verniolane dont les besoins sont au centre de nos préoccupations.

11:03 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook