19/08/2014

Vernier reçoit l'union suisse des services des parcs et promenades sur le thème de la nature en ville

La Ville de Vernier se réjouit d’accueillir sur son territoire la 51e assemblée générale de l’Union Suisse des services des parcs et promenades (USSP) du jeudi 21 au samedi 23 août 2014. Le thème «Vernier entre ville et  nature» sera le fil conducteur de ce rendez-vous unique.

Chaque année, les 120 communes affiliées à l’USSP se réunissent dans l’une des villes membres pour leur assemblée générale et surtout pour échanger leur expérience. Créée en 1964, cette association de droit privé s’engage en faveur des intérêts d’institutions publiques, les espaces verts communaux. Elle offre différentes formations et délivre des informations à ses membres issus de toute la Suisse. Cette association tient également un rôle de lobby auprès de la Confédération puisqu’elle participe de manière active aux processus législatifs et normatifs en relation avec les espaces verts publics.

Ainsi durant les 3 jours de la 51e assemblée générale, ce sont plus de 100 participants représentant 48 villes helvétiques qui pourront découvrir les espaces verts de la deuxième ville genevoise en termes d’habitants. En effet, « Vernier possède certes un caractère urbain, mais également sauvage. Près d’un tiers de sa superficie se compose d’espaces verts très appréciés par la population», rappelle Monsieur Thierry Apothéloz, Maire en charge de l’environnement urbain. La Ville souhaite montrer à ses consœurs que la nature en ville est possible: cité et verdure, ainsi qu’urbanisation et développement durable, ne sont pas des concepts incompatibles, contribuant même à un mieux vivre ensemble ».

Au programme de cette rencontre, figure notamment la visite des différents parcs de la municipalité, dont celui de Balexert et son jeu d’eau inauguré en 2011: «Cette infrastructure est un véritable succès, puisque la fréquentation du lieu a quadruplé depuis son installation», se réjouit Jean-Marc Beffa, responsable du Service des espaces Verts verniolan. Autre rendez-vous important, le parcours à travers les 10 hectares de la réserve naturel du Bois de la Grille. Les cheminements piétons au bord du Rhône qui relient le lieu-dit «Au Moulin» au Lignon et à l’usine Givaudan ont été entièrement refaits l’an passé. Par ailleurs, les membres de l’USSP pourront y découvrir en avant-première le nouvel espace de détente au bord du Rhône, composée d’une zone de pique-nique, d’une zone sportive, d’un étang destiné à la baignade des petits et encore d’un belvédère, pieds dans l’eau.

 

Durant ces journées, le service des espaces verts de Vernier partagera avec les autres villes suisses ses expériences de gestion de la nature en ville. Les quartiers d’habitation peuvent en effet servir de biotopes et de repaires pour la faune et la flore. D’autant que dans cette commune où une partie importante de la population n’a pas les moyens de partir en vacances l’été, les espaces de nature ont un vrai rôle à jouer.

08:10 Écrit par Thierry Apothéloz dans Environnement urbain | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

02/08/2014

Discours du 1er août 2014 à Vernier : c'est ensemble que nous sommes plus forts

Madame la présidente du Conseil municipal, chère Christina,

Messieurs les Conseillers administratifs, chers Collègues,

Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,

Chères habitantes, chers habitants, d’ici et d’ailleurs.

 

Bienvenue à Vernier. Je suis très heureux de vous accueillir ici pour la célébration de notre fête nationale.

 

Une fête que le Conseil administratif de Vernier a voulu populaire, accessible et appartenant à toutes et à tous, rassemblés autour de ce qui nous relie aujourd’hui comme demain : la Suisse.

 

A mon sens, le 1er août est plus qu’une fête.

 

C’est le jour où nous célébrons, ensemble, l’amour de notre pays. Pour nous remémorer la promesse d’entraide et de confiance que trois petites vallées alémaniques se sont faites il y a 723 ans dont les libres citoyens se sont promis de s’assister mutuellement de toutes leurs forces et envers quiconque tenterait de leur faire violence.

 

Nous célébrons aussi et surtout la Suisse de 1848, fondée par une nouvelle constitution fédérale, qui fera de la Suisse un pays moderne, ouvert aux droits fondamentaux. Indispensable pour que notre Société se vive avec respect et dignité.

 

Cette Suisse, notre Suisse, a bien changé, année après année. Elle continue de le faire. La Suisse est un pays à part. On l’envie, on la jalouse, on la critique, on la condamne, on l’admire et la plupart du temps on l’aime. Elle ne laisse personne indifférent, et pour cause. Ce petit pays, au cœur de l’Europe, est un pays unique  à bien des égards, par son fédéralisme, son respect des différences culturelles et linguistiques et sa démocratie directe.

 

A bien des égards, Vernier également est unique. Plus que jamais, nous portons bien, notre devise d’une « ville pas commune ».

 

D’un petit village il y a de cela moins de cent ans, Vernier est aujourd’hui devenue, à l’échelle de notre pays, une grande ville, une belle ville, qui fait face avec courage et détermination, aux défis de son temps : de nouveaux quartiers inclusifs, une économie locale juste et engagée, une cohésion sociale forte pour ne laisser personne sur le bord du chemin, la lutte contre les injustices qui frappent les plus fragiles d’entre nous. A ce propos, un écrivain disait : « Que ce monde soit absurdre, c’est l’affaire des philosophes et des humanistes. Mais qu’il soit injuste, c’est notre affaire à tous ».

 

Vernier aussi, aujourd’hui, on la jalouse, on l’envie et on l’admire. Petit à petit, notre ville pas commune gagne sa place dans la cour des grands. Vernier, on la voit aujourd’hui de moins en moins comme une banlieue triste, faite de barres d’immeubles, de larges routes et de citernes, comme c’était le cas lorsque j’étais enfant aux Avanchets.

 

Par son dynamisme, notre ville est devenue un exemple pour beaucoup d’autres. Cela fait aujourd’hui ma fierté. Cela fait certainement la vôtre également.

 

Aujourd’hui, Vernier est devenue un laboratoire des bonnes pratiques, de bonnes idées, en matière d’action sociale, de culture, d’aménagement, mais surtout composé de volonté, d’ambition et de persévérance.  

 

Le regard des autres sur notre ville a changé, parce que Vernier a changé.

 

Des Contrats de Quartiers, des Correspondants de Nuit, des finances maîtrisées, une politique de l’emploi en partenariat direct avec les entreprises, un plan de mobilité audacieux et efficace, un doublement des places de crèches, une sécurité de proximité renforcée, des grands projets comme le quartier de l’Etang, le futur centre sportif près d’ici ou encore le centre culturel de Châtelaine sont autant de réalisations et de projets qui nous animent.

 

Ces projets témoignent de la volonté de Vernier de prendre le train en marche de l’ambition et d’affronter le 21ème siècle sous les meilleurs auspices, en mettant toutes les chances de son côté pour se doter d’infrastructures et de projets qui améliorent concrètement, au quotidien, la qualité de vie de ses habitantes et de ses habitants.

 

Vernier n’est pas forcément riche. Mais j’aime à dire que nous, les verniolanes et verniolans, nous avons dans nos cœurs la richesse que nous n’avons pas forcément ailleurs. Car si notre ville avance aussi vite, affronte avec vigueur et enthousiasme les défis de son temps, c’est aussi parce que nous pouvons compter sur l’engagement et la motivation de toutes et de tous.

 

C’est peu dire que, à Vernier, la solidarité, la vie associative, l’engagement pour les autres, ont toujours eu un fort ancrage historique. En ceci, notre ville est une belle illustration du serment de 1291 : s’aider les uns les autres, participer activement et souvent avec passion, à la vie de la communauté, s’engager pour améliorer le vivre-ensemble sont autant de valeurs qui font partie de l’histoire et de la tradition de Vernier.

 

Cette tradition, nous voulons la faire vivre et la faire prospérer, en encourageant, chaque fois que cela est possible, la population à donner son avis, à décider avec nous, à prendre elle-même des décisions.

 

La triste actualité à travers le monde ces dernières semaines nous montre à quel point la démocratie, la participation, le respect, l’écoute, l’inclusion de toutes les minorités sont des valeurs que nous devons chérir et pour lesquelles nous devons continuer de nous battre ensemble. Quand nous touchons à un de ces principes, quand les extrêmes nous éloignent du bon sens, de la volonté de trouver un compromis, c’est toute une société qui peut être fragilisée, détruite dans le pire des cas.

 

C’est un peu dans ce sens que j’ai souhaité que la célébration de notre 1er août, notre fête nationale, se déroule aujourd’hui sous le signe de « la proximité ».

 

La proximité de l’agriculture, tout d’abord, qui fait partie intégrante de l’histoire de notre pays, et dont nous pouvons aujourd’hui savourer la richesse du terroir. Pensons au fait que sans les paysans, les cultivateurs, les éleveurs, nous serions incapables de nous nourrir. La souveraineté alimentaire, même difficile à atteindre, doit rester un de nos objectifs.

 

Et cela n’est pas parce que Vernier n’est pas spécialement réputée pour être une terre agricole, qu’il faut pour autant oublier que l’agriculture a été – et est encore – l’un des moteurs qui a permis à la Suisse de traverser les siècles et de connaître aujourd’hui la prospérité qui est la sienne. En ce sens, je vous invite à découvrir la richesse de notre patrimoine agricole, genevois et suisse, dont j’ai voulu qu’il soit l’emblème de la proximité qui nous rassemble aujourd’hui.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’inviter Madame Patricia LÄSER, paysanne à Presinge. Elle prendra la parole tout à l’heure pour vous transmettre sa double vision : de femme et de paysanne dans notre canton.

 

Cette proximité, au-delà du slogan, je la veux aussi entre l’administration et les habitantes et habitants de Vernier. Nous développons sans cesse, depuis plusieurs années, le principe d’une administration qui soit à l’écoute et au service de la population.

 

Pour exemple, il y a l’idée d’ouvrir les principaux bureaux de l’administration le samedi matin, ou bien plus tard le soir, afin de permettre à celles et ceux qui travaillent la journée, d’avoir accès aux services et aux prestations de notre ville.

 

La proximité de l’administration, c’est aussi ce projet novateur et presque révolutionnaire que nous avons mis en œuvre dans le quartier des Libellules, et qui a permis aux habitants eux-mêmes de décider à quoi devrait ressembler leur quartier demain.

 

Ce projet, comme vous l’avez peut-être su, a été jugé particulièrement digne d’intérêt dans les plus sphère de notre pays, ce qui nous a valu récemment la visite exceptionnelle de la Conseillère fédérale Simonetta SOMMARUGA dans le quartier des Libellules. Une belle reconnaissance pour Vernier !

 

Cette proximité, enfin, j’espère que vous la constaterez également au niveau du politique. Je ne crois pas me tromper en affirmant que tant le Conseil municipal que le Conseil administratif, sont et resteront à l’écoute de la population.

 

Loin de effets de manche, des réprimandes stériles ou des agitations de certains, votre Conseil administratif, comme les trois Suisses qui ont prêté serment il y a plus de 720 ans, continueront à se battre pour faire de Vernier une ville d’ambition, une ville forte, où il fait bon vivre et où chacune et chacun a sa place.

 

Ce ne sont pas les défis qui manquent, mais nous entendons bien, continuer longtemps, à les relever ensemble, comme nous le faisons depuis maintenant plus de trois ans.

 

Mesdames et Messieurs, ma conviction est acquise :

 

C’est ensemble que nous sommes plus forts.

 

Vernier est plus forte lorsque nous travaillons ensemble plutôt que divisés.

 

Vernier est plus forte lorsque nous cherchons à nous entendre, à nous respecter, plutôt qu’à nous fâcher.

 

Vernier est plus forte lorsque ses habitantes et ses habitants participent et construisent, ensemble, plutôt que de se plaindre et se lamenter.

 

Je suis convaincu que, comme les trois Suisses, nous devons regarder toutes et tous ensemble, dans la même direction pour préparer le futur. Avec sérénité. Avec enthousiasme. Avec ardeur.

 

Vernier a l’ambition de relever les défis de l’avenir. Avec vous. Avec nous.

 

Je souhaiterai conclure mon intervention en adressant mes sincères et chaleureux remerciements à toutes les personnes et aux services communaux qui ont contribué à la réussite de cette fête populaire :

 

  • le service de la culture et des bibliothèques,
  • l’artiste Mika qui a illustré notre Mairie pour l’occasion,
  • l’ensemble des services du centre d’entretien,
  • le service de la cohésion sociale,
  • le service de la police municipale,
  • les sapeurs-pompiers de Vernier,
  • le service école et locations,
  • les bénévoles et les associations communales
  • les artistes et les invités.

 

Je vous propose de les applaudir !

 

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une très belle fête du 1er août.

 

Vive Vernier !

Vive Genève !

Vive la Suisse !

 

 

 

 

18:23 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

01/08/2014

A propos du drapeau suisse...

Le drapeau suisse nous appartient à toutes et tous. Il faut en être fier.

Il représente à la fois notre histoire, nos valeurs, notre démocratie directe, notre fédéralisme, mais il est aussi l'image de notre pays ouvert sur ses cultures et sur celles des autres. Certains veulent enlever le drapeau ou au contraire forcer à l'afficher partout: déterminer comment notre drapeau doit être utilisé est en réalité une manière de le confisquer aux Suisses, de choisir à sa place.

Bonne fête nationale à toutes et à tous !

12:55 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

24/04/2014

40 ans après, trouvons aujourd'hui les nouvelles révolutions de demain

J'avais à peine 3 ans quand s'est déroulé la Révolution des Oeillets au Portugal. Évidemment, je n'ai pas de souvenir de 1974, mais j'ai en revanche suivi tout au long de ma vie le parcours de ce pays passionnant qu'est le Portugal. Les enjeux qui ont été posés au Portugal ont d'abord été démocratiques et le pays a su relever ces défis. D'un pays anti-démocratique aux confins de l'Europe, tourné vers l'outre-mer, le Portugal est devenu en l'espace de 40 ans un pays au destin européen incontestable, ancré dans une démocratie vivante où l'alternance politique est possible. Ces défis sont également d'ordre économique et social. Si le Portugal était encore il y a quelques années un pays extrêmement pauvre, les gouvernements successifs ont réussi à améliorer globalement le sort des portugaises et des portugais. Globalement uniquement. Car à y regarder de plus près, le Portugal n'a pas réussi à constituer une classe moyenne stable. Les forces économiques actuelles pousse la population vers l'extrême richesse ou vers la précarité. Pour preuve le Portugal était en 2012 le troisième pays de l'Union Européenne avec l'indice d'inégalité le plus fort dans l'Union. 40 après une révolution démocratique, économique et sociale, il est maintenant temps pour le Portugal de trouver sa nouvelle révolution: celle-ci doit être démocratique et participative, en incluant la population dans les échelons locaux premièrement. En tant que Maire, j'ai pu constater que certains villes étaient comme Vernier de véritables laboratoires sociaux. Antonio Costa, maire de Lisbonne, que j'ai eu plaisir de rencontrer, a réussi à créer à Lisbonne une politique créative de participation et d'inclusion qu'il serait utile d'élargir à l'ensemble des municipalités. Cette révolution doit être sociale et économique en créant les mesures nécessaires à une plus grande justice sociale et une meilleure distribution des richesses, notamment en ciblant sur l'innovation, la formation et la lutte contre les inégalités. Le Portugal et le peuple portugais doivent retrouver l'espoir et comme en 1974 redonner la place à sa société civile.

17:50 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

20/11/2013

La justice sociale n'est pas une utopie, elle se bâtit petit à petit

J’aspire à une Genève plus juste. En tant que socialiste, je souscris donc à un idéal de justice « sociale ». Un idéal de société où chacun a sa place et peut vivre dans la dignité.

La justice sociale est un idéal d’égalité. Par ce terme, je n’entends pas une société où tout le monde serait identique ou également heureux. Le concept d’égalité vise en fait à reconnaître que chacun a une vie à mener et des projets dignes d’être poursuivis, ce qui justifie d’organiser la société d’une manière leur assurant des moyens égaux de réaliser leurs fins.

Ces moyens sont divers. Il y a bien sûr les libertés politiques et personnelles, mais aussi des biens, services ou opportunités tels le revenu, l’éducation, la santé, l’emploi, sans oublier l’environnement social et naturel qui peuvent contribuer à l’épanouissement des individus. Certains moyens sont nécessaires à presque tout individu, alors que d’autres ne conviennent qu’à certains. Nous ne cherchons donc pas à donner exactement les mêmes moyens à chacun, mais seulement à leur garantir des moyens qui seront adaptés à leurs projets pour qu’ils soient également outillés pour faire face à la vie et à ses défis.

Il va sans dire que l’intérêt de cette égalité est nécessairement lié à sa durabilité, tant écologique que socioéconomique et politique. Il est inutile de réaliser cette égalité si c’est pour la voir disparaître après quelques années parce que nos ressources sont épuisées ou s’il faut la maintenir d’une manière autoritaire.

Au niveau des ressources, nous pouvons tenter de limiter les grandes accumulations de moyens ou adopter des mesures qui améliorent le sort des plus désavantagés. Je pense qu’il y a plusieurs manières d’atteindre ces objectifs, que ce soit par le biais de transferts monétaires, du financement de services publics par les impôts ou de l’échange régulé sur le marché, mais ce qui doit nous guider c’est davantage l’effet durable sur les inégalités que l’attachement à des institutions ou politiques particulières. Cet argument sur les ressources est valable dans tous les secteurs de l’activité publique : inégalités scolaires, inégalités face à l’emploi, inégalité dans le logement, la santé, etc.

Travailler au quotidien sur ces problématiques, déconstruire les discours vindicatifs au profit d’un objectif commun de bien-être, c’est ce qui rend mon engagement socialiste pragmatique. Pragmatique, car je tente par petites touches, là où je le peux, de faire changer les choses.

Il est en effet illusoire de penser que l’égalité se décrète ou qu’elle se réalise rapidement. Il y a des étapes et des choix de société importants à faire. L’égalité est un idéal qui doit rester suffisamment éloigné pour sans cesse devoir y consacrer nos efforts, et suffisamment concret en même temps pour pouvoir y apporter continuellement des améliorations. Mais il doit, dans tous les cas de figure, dicter les choix politiques qui sont les notres, à une époque ou on a de plus en plus tendance à renoncer aux idéaux sociaux, sous prétextes qu’ils nivellent nos sociétés par le bas, alors même que, au contraire, ils sont les seuls à lui donner l’équilibre nécessaire pour sa survie. Mon engagement politique a toujours tendu vers cet objectif.

Tout cela peut sembler bien abstrait et ce serait dommage d’en rester sur cette impression. Mes dix années au Conseil administratif de Vernier ont montré que des exemples concrets existent : des correspondants de nuit pour assurer une plus grande tranquilité publique, des places de crèches en augmentation pour qu’elles profitent aux femmes, aux familles (en particulier monoparentales), à l’économie, des dispositifs d’insertion sociale et professionnelle en lien avec des entreprises partenaires, des contrats de quartiers pour faire vivre la démocratie participative et locale quelque soit le passeport. Chacune de ces mesures, à sa façon, change durablement le quotidien des gens. Elles n’ont pas prétention à changer le monde ni à résoudre définitivement la question des inégalités, mais simplement à contribuer, chacune à sa façon, à renforcer la justice sociale en améliorant les conditions de vie des personnes à qui elles s’adressent. C’est cette politique déterminée des petits pas qui est, j’en suis persuadé, le chemin à suivre pour plus de justice sociale.

 

 

16:12 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook