29/05/2017

Lettre ouverte aux militantes et aux militants socialistes du PS genevois

Il ne nous diviseront pas.

candidatures-CE-ps.jpgChères et chers camarades,

J’ai eu l’honneur d’être désigné candidat du parti socialiste au Conseil d’Etat avec nos camarades Anne et Sandrine lors de l’Assemblée générale du 13 mars 2017. En présence de plus de 400 militant-e-s réuni-e-s pour partir à la conquête de sièges supplémentaires au Conseil d’Etat et au Grand Conseil avec 3 candidat-e-s au Conseil d’Etat et 51 au Grand Conseil. Une preuve de vitalité à l’heure de la morosité pour les partis. Une fierté aussi.

Pourtant, les articles fleurissent dans la presse pour dépeindre un parti socialiste qui serait divisé, sans projet commun. Le dernier en date, un article du Matin Dimanche cherchant à montrer que les candidat-e-s au Conseil d’Etat ne seraient pas à même de représenter notre parti, nos idées et nos combats.

Son auteur se trompe. Le parti socialiste a des diversités d’opinions mais est prêt pour cette campagne dure qui se profile. Il est prêt, uni dans cette richesse, à défendre un programme pour plus de justice sociale, de solidarité et d’opportunités pour les Genevois-es.

 

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11:58 Écrit par Thierry Apothéloz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

15/06/2012

Quelle politique d’accueil pour la petite enfance ? Le débat Tribune de Genève

Dimanche, les Genevois se prononceront sur cette question par le biais d’une initiative et de son contre-projet. Des crèches, oui, mais comment?

Inscrire le droit à une place d’accueil dans la Constitution, est-ce utile?

Thierry Apothéloz (TA) : L’inscription du droit à la place d’accueil pour chaque enfant en âge préscolaire, comme le demande l’initiative 143, améliorera trois points essentiels. D’abord, il gommera les disparités entre les communes: certaines ont fait un effort important pour la construction de crèches, d’autres non. Ensuite, en 1970, 30% des femmes travaillaient. Aujourd’hui, la proportion s’est inversée: la garantie de l’accueil pour tous offrira une plus grande égalité hommes-femmes. Enfin, un franc investi dans la petite enfance en rapporte trois à l’économie. Faites le calcul…

François Gillet (FG) : Le contre-projet reconnaît la nécessité de trouver des solutions pour pallier le manque. Mais faire croire qu’il suffit de décréter un droit pour que, par magie, la pénurie s’efface, est contestable. Le droit au logement existe dans la Constitution depuis des décennies et n’a rien réglé! Au lieu de créer de faux espoirs, proposons de vraies pistes. D’abord, cadrer précisément les besoins. On a enfin un observatoire cantonal de la petite enfance qui permettra une vision globale. Il s’agira ensuite d’y répondre le mieux et le plus vite possible. Mais charger les seules communes de cette tâche alors que le Canton ne fait que prescrire des normes et surveiller leur application, c’est léger. L’Etat doit devenir acteur à part entière de la politique de la petite enfance.

Qui doit financer la création des crèches?

TA : L’initiative a pris comme modèle le système actuel, où les communes jouent le rôle principal. Le texte évoque aussi la possibilité de partenariats avec des privés. Mais je ne crois pas un instant que l’Etat contribuera à l’effort, comme le prône le contre-projet. En 2007, quand il s’est agi de transférer des charges du Canton aux communes, la première proposition a été d’ôter les 10 millions de subventions cantonales au domaine de la petite enfance! S’appuyer sur les communes permet de surveiller que chacune y met du sien: il est inadmissible que certaines diminuent leurs centimes additionnels au lieu de construire une crèche.

FG : Certes, l’IN 143 n’exclut pas le partenariat public-privé ou la participation du Canton. Mais on ne sortira pas de la pénurie si tous les acteurs concernés ne s’engagent pas résolument dans le défi, comme le contre-projet l’exige. Ça veut dire toutes les communes et le Canton, comme chez nos voisins vaudois. Il y a des collectivités qui auraient pu faire plus. Mais il y en a qui ont tenté d’ouvrir des crèches et se sont vu refuser un projet pour quelques dizaines de centimètres manquants dans leurs locaux.

Certaines normes seraient en effet beaucoup trop contraignantes…

FG : Un certain nombre de dispositions sont clairement dissuasives. L’enjeu après la votation sera d’élaborer une loi d’application plus incitative. Des normes de construction ou d’encadrement pourraient être revues. Il existe une marge d’évolution sans remettre en question la qualité de l’accueil.

TA : D’accord pour reconsidérer les normes de construction, à condition qu’elles garantissent la sécurité des enfants. En revanche, je m’oppose à ce qu’on revoie à la baisse les normes d’encadrement. La situation nous oblige à augmenter la présence des adultes auprès des enfants, car ces derniers vivent un stress familial en augmentation.

Pour maintenir ce taux d’encadrement, il faut du personnel. Or il y a un manque, là aussi!

TA : Pas tant que ça. Entre 2005 et 2010, Vernier a doublé le nombre de places de crèche. Nous avons trouvé à engager car nous offrions des conditions salariales dignes de cette profession, souvent décriée. Il y a des choix politiques à faire pour revaloriser le travail des éducatrices.

FG : Mais il est clair qu’en cinq ans, il serait impossible de trouver assez de personnel diplômé selon les normes actuelles pour répondre à la demande. Il faut rediscuter la répartition du personnel éducatif en fonction des quartiers, de l’âge des enfants et des structures. La qualité doit être préservée mais pas se faire au détriment de l’offre.

Si votre camp remporte la votation, où en sera-t-on dans cinq ans?

FG : En un an, l’observatoire cantonal doit fournir cette photographie des besoins des familles. Ensuite, il faut que les communes, l’Etat et les entreprises se donnent les moyens de créer un maximum de places. Tout ne sera pas réglé en cinq ans, mais on aura plus de chances d’avancer si le contre-projet passe et que l’effort est conjoint.

TA : Grâce au droit inscrit dans la Constitution, on aurait un outil pour mettre au pied du mur les communes qui ne jouent pas le jeu. Et le Canton pourrait participer au financement, comme il l’a fait jusqu’en 2007.

 

Irène Languin, in TDG / 15.06.2012

11:16 Écrit par Thierry Apothéloz | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

10/06/2012

Une ville au service de l'humain

 

Le 1er juin dernier, Antonio Da Cunha a publié dans Le Temps une excellente tribune intitulée « l’heure de la révolution urbaine a sonné ». Si cet article propose un point de vue particulièrement pertinent sur la place du développement durable dans l’urbanisme d’aujourd’hui et de demain, il oublie en revanche de manière étonnante la place que l’humain occupe dans les villes. Le défi urbain ne peut ni ne doit être envisagé sans placer l’humain au centre de l’impératif écologique appelé de ses vœux par l’auteur.

 

En effet, à l’heure où elle « a remplacé l’entreprise comme principal théâtre de conflit social » (J.-M. Delarue, 3 mai 1994, in Le Monde), la ville peut être une chance, comme elle peut être un danger.

 

Une chance, car elle offre l’opportunité de faire société, de rapprocher les gens autour d’une identité positive forte, de favoriser un ancrage de soi. Un danger aussi, parce qu’une urbanisation mal pensée comporte des risques de désaffiliation, d’isolement, d’atomisation des individus et de perte de lien social. Ces dangers se traduisent par un accroissement des inégalités, des aînés et des familles isolés, des personnes fragilisées physiquement ou psychiquement, une désocialisation d’adolescents en rupture, une absence d’intégration des immigrés allophones, l’usage accru d’expressions agressives ou un sentiment d’insécurité exacerbé.

 

Partant, la ville de demain ne peut être réussie que si, en premier lieu, celles et ceux qui y vivent s’y sentent bien, intégrés, citoyennes et citoyens aspirant à une même communauté de destin. Elle ne pourra s’inscrire dans le développement durable que si elle répond d’abord aux impératifs des solidarités territoriales, familiales et de voisinage, si elle offre un domaine public de qualité alliant sécurité, mais aussi civilité, propreté et probité.

 

Quelles réponses apporter à ce défi sociétal ? Aujourd’hui, la vidéosurveillance et la responsabilité de la gestion des espaces publics par des agents en uniformes sont des propositions largement insuffisantes. Non, la solution réside dans une politique publique nouvelle : celle du mieux vivre ensemble.

 

A Genève, construire ce mieux vivre ensemble, c’est d’abord envisager d’autres formes de présence humaine, notamment par l’instauration de correspondants de nuit. C’est également offrir des infrastructures pour favoriser les rencontres des habitants, renforcer les solidarités familiales et de voisinage, répondre aux besoins de sécurité des citoyennes et des citoyens. C’est miser sur la jeunesse et la qualité de vie des seniors. C’est aussi contribuer à renforcer la sécurité sociale, développer à tous niveaux la démocratie participative. C’est enfin le devoir moral de lutter contre les inégalités croissantes dans notre canton.

 

Récemment, le canton de Genève s’est doté d’une loi pour une « politique de cohésion sociale en milieu urbain ». Cette nouvelle législation permettra enfin aux pouvoirs publics d’envisager un investissement différencié en faveur des villes et quartiers les plus défavorisés. Les villes de demain, celles qui combinent les plus grands risques sociétaux, pourront enfin bénéficier d’infrastructures supplémentaires, de services publics adaptés et d’une prise en compte globale par le canton des impératifs nécessaires pour une lutte efficace contre les inégalités sociales, économiques et territoriales.

 

Pour que la ville soit désormais uniquement une chance, et plus une incertitude, il est impératif de poursuivre dans cette direction. Condition nécessaire au développement durable appelé de ses vœux par Antonio Da Cuhna, la primauté de l’humain sur l’urbain doit être réaffirmée pour une ville plus solidaire, une ville du mieux vivre ensemble.

08:53 Écrit par Thierry Apothéloz | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

02/03/2012

Hollande peut compter sur le PS Vernier

par Henri Della Casa - Une délégation du parti socialiste de Vernier, conduite par le maire de la Ville Thierry Apothéloz, s'est rendue au meeting de François Hollande, jeudi soir à Lyon.

La campagne en vue de la présidentielle française bat son plein dans l'Hexagone. Mais elle trouve également un ancrage du côté de Genève. Pour soutenir le candidat du parti socialiste François Hollande, une délégation de membres du parti socialiste de Vernier a fait jeudi les 160 kilomètres entre Genève et Lyon. Parmi eux, des double-nationaux qui glisseront très probablement leur bulletin de vote en faveur du socialiste le 22 avril, mais aussi des Genevois désireux de participer à un tel rassemblement.

A l'origine de ce déplacement, le maire de Vernier, Thierry Apothéloz, explique avoir souhaité se rendre à Lyon, «afin de voir comment François Hollande réfléchit et propose des solutions sur des thèmes qui me tiennent à coeur, la jeunesse et l'éducation en particulier». En charge de l'action sociale et des solidarités dans sa commune, le magistrat désirait également entendre les positions du candidat socialiste sur ses ambitions politiques dans les quartiers populaires.

Dans l'ancienne capitale des Gaules, les visiteurs genevois ont pu assister à un discours de campagne de plus d'une heure. Fiscalité, emploi, éducation, Europe: François Hollande s'est exprimé sur tous les sujets importants de la course à l'Elysée. «Cela me permet aussi de voir avec mes amis comment une telle campagne se passe de l'intérieur», précise Thierry Apothéloz.

 

In 20 Minutes / 02.03.2012

21:15 Écrit par Thierry Apothéloz | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook